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#01- Nigel
#01- NIGEL
Scénariste(s) : Sébastien LATOUR
Dessinateur(s) : Giulio DE VITA
Éditions : le Lombard
Collection : Portail
Série : Wisher
Année : 2006     Nb. pages : 48
Style(s) narratif(s) : Récit à suivre
Genre(s) : Thriller fantastique
Appréciation : 5 / 6
Un gin? Non, un djinn!
Écrit le lundi 05 avril 2010 par PG Luneau

De toutes les créatures fantastiques imaginées par les différents peuples à travers l’Histoire, les djinns sont probablement celles que je connais le moins. En effet, grand amateur de Donjons et Dragons et de littérature fantastique que je suis, j’ai «côtoyé» maints gobelins, orques, fées, nains, hobbits, licornes, sphinx, morts-vivants et autres farfadets de toutes sortes. Mais de djinns, à peu près jamais! Grâce à Wisher, cette lacune culturelle se corrige peu à peu!

 

Nigel Grant est un playboy notoire qui gagne sa vie d’une façon très originale : il offre ses services de «dénicheur de perles rares»! En effet, si vous êtes prêt à y mettre le prix, il vous trouvera en un rien de temps l’objet de vos rêves, celui qui vous fait baver depuis toujours! Souvent, même, il parvient à anticiper vos désirs! Bien sûr, ça l’oblige à transiger avec des individus de tout acabit, dont certains à la morale plus douteuse que d’autres… Mais son charme fou lui a toujours permis de se sortir indemne de toutes les situations poisseuses dans lesquelles ses petites affaires ont pu le plonger. Jusqu’à aujourd’hui!...

 

En effet, le récit débute quand John Karfeld, un habile peintre spécialisé dans la contrefaçon d’œuvres d’art et nouveau complice de Nigel avec qui ce dernier se sentait beaucoup d’affinités, se jette devant le métro! Malheureusement, il n’avait pas tout à fait fini la reproduction que Nigel lui avait demandée…

 

Assommé par ce geste apparemment irréfléchi qui s’est passé presque sous ses yeux, Nigel se retrouve soudainement plongé dans des péripéties fort intrigantes : en plus de devoir éviter les embarrassantes questions d’une inspectrice trop insistante et les représailles de l’impatient malfrat qui avait commandé la fausse toile, notre bellâtre se voit soudainement entouré d’individus étranges : un jeune gamin qui lui révèle que Karfeld ne s’est peut-être pas suicidé de son plein gré ; une armada de dandys portant canne à pommeau et chapeau melon, tous cherchant à lui faire la peau ; une jolie aventurière qui vient lui sauver la vie en versant des larmes parce que «la mort l’accompagne» ; une psychologue excentrique qui lui révèle sa véritable identité, aussi invraisemblable qu’elle puisse paraître : il serait un djinn, comme le génie de la lampe d’Aladin! Voilà ce qui expliquerait la facilité relative avec laquelle il pouvait répondre aux moindres souhaits des gens! Voilà aussi ce qui explique son incontrôlable phobie pour les espaces clos…

 

Nigel ne croit pas une seconde à cette histoire de fou… jusqu’à ce que les deux tentatives d’assassinat dont il est la cible se soldent par des explosions majeures où tout le monde périt sauf lui! Comment peut-il générer ces explosions par ses seules bouffées de rage ou d’angoisse? Le peuple féerique existerait-il vraiment? En quoi serait-il leur dernier espoir? Et qui en veut à sa peau?! Oui, vraiment, la vie de Nigel vient de prendre un tournant tout à fait singulier!!

 

Quel intéressant début de série!!! Si tout cela vous semble touffu, sachez que c’est amené de main de maître par le scénariste Sébastien Latour. Les indices se présentent à un rythme constant, avec juste ce qu’il faut d’information pour lentement éclairer notre lanterne et nous permettre d’avoir une idée de plus en plus précise du puzzle dans son ensemble. C’est fin, enlevant, rafraîchissant et superbement bien dessiné par Giulio De Vita. Non, franchement, c’est là une série que j’apprécie énormément et dont j’ai très hâte de lire la suite : bravo aux créateurs pour ce premier tome superbement bien réussi.

 

 

Plus grandes forces de cette BD :

 

  • le traitement des couleurs. Chaque planche a sa couleur dominante, souvent très marquée : vert bouteille, ocre, mauve profond, rubis, bleu nuit… Monsieur De Vita (car c’est lui qui a coloré ses propres dessins!) a vraiment fait un travail remarquable… sauf peut-être sur un point : quelques unes de ces couleurs sont si sombres qu’elles rendent à quelques reprises l’identification des personnages, des attitudes et des actions plus difficile, voire impossible!!

 

  • un dessin aux traits raffinés. Je ne sais si c’est le fait que ça se passe à Londres dans un milieu assez branché qui influence mon jugement, mais je trouve que le dessin de monsieur De Vita transpire la finesse, la noblesse. Ce je-ne-sais-quoi dans son graphisme ajoute beaucoup de classe à la série. Les nombreux effets de surbrillance lumineuse, rajoutés à l’ordinateur, y sont sans doute aussi pour beaucoup!

 

  • des décors riches, bien chargés. Les nombreux plans généraux et d’ensemble (les vues de Londres, l’appartement de Nigel, les conduits souterrains, la discothèque…) sont des plus intéressants.

 

  • Nigel, le héros. Toute sa personnalité est intéressante : belle gueule, toujours tiré à quatre épingles, un brin suffisant, toujours sûr de lui. Ses talents de vendeur et sa claustrophobie maladive nous apparaissent bien évidents une fois que l’on découvre, avec lui, sa véritable nature!

 

  • un tome d’introduction bien équilibré. En effet, il est difficile de bien doser l’action, les punchs accrocheurs ET la présentation des principaux personnages, dans un début de série, tout en restant clair et concis. Plusieurs s’y cassent les dents (ou sont moins encadrés par leur éditeur?!). Dans le cas présent, monsieur Latour démontre un grand doigté et une fine maîtrise de tout cela.

 

 

Ce qui m’a le plus agacé :

 

  • une scène où il nous est presque totalement impossible de voir ce qui se passe, tant la couleur est sombre. En effet, la capture de Glee par les mystérieux dandys, aux planches 13 et 14, est totalement illisible. J’ose espérer que ce malheureux détail a été réparé lors des rééditions de l’album!

 

  • le scénario un tantinet complexe… Heureusement, (et contrairement à la série Salamandre, qui s’en apparente une peu, tant dans le traitement graphique que dans le genre de récit), avec une relecture attentive, les différents éléments se mettent finalement en place, peu à peu.

 

  • la collection dans laquelle les éditions du Lombard ont sorti cet album. Si ça se trouve, Wisher #01 fut un des rares albums de cette collection, qui semble être disparue en même temps que la réédition de ce même album sous une nouvelle maquette, quelques mois plus tard! Pourquoi inventer des collections si c’est pour les faire disparaître si rapidement?!?! N’aurait-il pas été possible de laisser la chance au coureur? Une collection ne s’impose pas en six mois!! Heureusement, la série a survécu à cette étrange disparition!

 

  • la piètre qualité de l’encollage de mon exemplaire. En effet, seulement deux ou trois mois après mon achat, mon album a commencé à s’éventrer, deux folios s’écartant dangereusement, laissant voir la grosse bande de colle qui les tient ensemble. Heureusement, les pages ne se détachent pas (encore!?!?!), mais j’ai trouvé ça très décevant d’une maison d’éditions aussi réputée!

 


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