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#01 - la Saison d'Ao
#01 - LA SAISON D'AO
Scénariste(s) : Emmanuel ROUDIER
Dessinateur(s) : Emmanuel ROUDIER
Éditions : Soleil
Collection : X
Série : Vo Houna
Année : 2002     Nb. pages : 48
Style(s) narratif(s) : Récit à suivre
Genre(s) : Aventure, Historique, Fantastique
Appréciation : 3.5 / 6
la Guerre du feu, version fantastique
Écrit le mercredi 17 février 2010 par PG Luneau

C’est à un voyage très loin dans le temps que la série Vo Houna nous convie, puisque le récit qui nous y est raconté se déroule à l’époque des hommes des cavernes, plus précisément au temps où les hommes de Cro-Magnon ont côtoyé les derniers Néandertaliens, il y a 35 000 ans!

 

Cheval-Cabré, un valeureux chasseur du clan de Takhja, le Grand Cheval-esprit des plaines, est fier de voir sa sœur s’unir à un puissant chaman d’un clan voisin. Mais il est intrigué lorsque ce dernier lui révèle qu’il a eu des visions le concernant : il semblerait que lui, Cheval-Cabré, se retrouvera au centre d’événements troublants et dangereux, en lien avec une ombre tapie dans l’ombre et une mystérieuse femme aux yeux de miel.

 

D’abord incrédule et amusé, le pauvre homme deviendra vite obsédé par ces révélations. Il en sera d’autant plus troublé que son propre chaman les corroborera, après invocation des esprits du clan. Notre héros n’aura d’autre choix que de partir à la recherche de cette mystérieuse femme… Il la trouvera en la personne de Vo Houna, une femme de la tribu des Hommes-Ours, ces êtres si différents des Hommes Longs auxquels Cheval-Cabré appartient. Le paléontologue averti qui sommeille en vous aura certainement compris que l’homme est un Homo Sapiens Sapiens alors que la femme aux arcades sourcilières proéminentes est néandertalienne!

 

Après une série d’épreuves initiatiques, notre chasseur s’unira à la belle rouquine, mais celle-ci n’osera pas avouer son terrible secret à son nouvel amoureux, malgré les conseils incessants de ses proches en ce sens. Cela causera une catastrophe aux répercussions terribles pour Vo Houna, mais aussi pour tous ceux de sa tribu. Cheval-Cabré devra manifestement faire face à son destin…

 

Dans la lignée de la Guerre du feu, célèbre roman de J.-H. Rosny, adapté en un non moins célèbre film, cette série nous présente la coexistence entre nos lointains ancêtres et leurs proches cousins. Toutefois, elle se distingue par la grande place qui y est laissée au surnaturel : les chamans peuvent se métamorphoser en orque ou en homme-cheval… Ils parviennent même, grâce à certains talismans secrets, à communiquer avec les animaux!

 

Ces capacités exceptionnelles, dont l’auteur n’abuse pas, démontrent d’une originalité très intéressante. Si le dessin avait été à l’avenant, j’aurais très certainement accordé un 4,5 /6 à ce tome. Mais puisqu’il est à peine ordinaire, j’y vais d’un 3,5. Dommage!

 

 

 

Plus grandes forces de cette BD :

 

  • un thème peu exploité, surtout avec du fantastique. Il y a bien eu quelques séries sur la préhistoire, évidemment, dont l’inimitable Rahan (dans Pif gadget) ou le moins connu Tounga (dans le magazine Tintin)… mais c’était généralement dans des registres beaucoup plus simples, avec des aventures plus terre à terre. Ici, la mythologie et le surnaturel mis en place viennent vraiment ouvrir d’intéressantes dimensions inexplorées.

 

  • une belle légende sur la création des hommes, des femmes et de leurs tribus, axée sur des croyances crédibles. Ce récit, relaté par Ventre-Blanc, l’ancêtre du clan, nous explique bien en quoi l’origine des Hommes-Ours (les Néandertaliens) est différente de celle des différents clans d’Hommes Longs, tous issus de l’union d’un des Grands Esprits des animaux avec une femme de glaise!

 

  • les thèmes de la tolérance, de l’acceptation des différences et du respect de la nature amenés de manière originale. Le lien présumé filial entre le clan et son Grand Esprit animal explique en grande partie la relation de respect et d’interdépendance qui unit ces hommes et la nature qui les entoure.

 

  • l’impressionnante libération de Thuriaq et sa foudroyante fuite. Ce punch de fin d’épisode met en place tous les éléments pour expliquer cette nouvelle quête qui s’échelonnera sur les deux tomes à venir.

 

  • la petite note explicative, en fin d’album. Elle nous permet de mieux situer le contexte et l’époque où se déroule le récit.

 

 

Ce qui m’a le plus agacé :

 

  • la présence très verbeuse du narrateur. Les trois premières pages sont parsemées de vingt-deux encadrés narratifs, ayant tous quatre lignes ou plus!! Puis, ce foisonnement de narration reprend à la page 8, puis 10, 11, 12, 13… Ça finira par prendre un rythme plus naturel par la suite (tout en restant bien présent, toutefois!), mais le mal est fait : toutes ces interventions extérieures en ouverture de série, ça fait un peu trop lourd!

 

  • les nombreux noms de personnages, de divinités, de tribus, d’ancêtres… Si les noms de personnages sont plutôt poétiques (Sabot-Tonnerre, Main-d’Écume, Crinière-d’Ombre, Vent-Salé…), ceux des tribus et des divinités n’ont aucune résonnance connue (Montharoumone, Ologham, Ourzosbraugo ou Ourzohounkan!!) : souvent, on ne sait même pas s’ils font référence au nom de la tribu ou à son totem-fondateur! On s’y perd facilement.

 

  • un dessin correct, sans plus, mais surtout trop encré. C’est décevant quand on réalise qu’un scénario rempli de potentiel est mal desservi par un illustrateur. On aurait tendance à vouloir qu’un autre reprenne l’histoire du début… mais ça ne se fait pas! Dans ce cas-ci, Roudier aurait dû se contenter du stylo et passer ses pinceaux à quelqu’un d’autre! Et dire que ses planches originales sont exposées dans plein de musées à vocation préhistoriques!!

 

  • la fadeur des couleurs. Il me semble que la nature environnante aurait pu égayer le tout de ses belles couleurs vives… mais non! Je suppose que le coloriste a préféré rester dans les tons de terre pour que le lecteur ressente mieux la rudesse et le caractère ancestral de l’époque.

 


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