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#01 - le Capitaine du Polyphème
#01 - LE CAPITAINE DU POLYPHÈME
Scénariste(s) : Francesco ARTIBANI
Dessinateur(s) : Alessio COPPOLA
Éditions : les Humanoïdes associés
Collection : X
Série : Jimmy Jones
Année : 2007     Nb. pages : 48
Style(s) narratif(s) : Récit à suivre
Genre(s) : Aventure de pirates / de cape et d'épée, Fantastique
Appréciation : 4.5 / 6
Dans la lignée de l'Île au trésor
Écrit le jeudi 11 février 2010 par PG Luneau

Je n’ai jamais lu le classique l’Île au trésor, de Robert Louis Stevenson. Je le ferai sans doute sous peu, puisque je me suis acheté les deux premiers tomes de l’adaptation en BD qui a été publiée chez Delcourt, récemment.

 

Par contre, je connais très bien le début de ce classique, pour l’avoir vu plusieurs fois, dans divers médias (extrait en BD dans le magazine jeunesse Je Bouquine, dessin animé puis télésérie). L’arrivée du mystérieux capitaine à l’auberge du jeune Jim Hawkins m’a toujours impressionné, mais pas autant que celle du paniquant aveugle qui vient lui coller l’infâme «tache noire», signe indiscutable que sa mort arrive! Ces scènes sont gravées dans ma mémoire tellement elles sont efficaces, et elles m’ont permis de m’imaginer la suite.

 

C’est pourquoi je me permets quand même de dire que le premier tome de la série Jimmy Jones nous convie, de par son esprit et l’univers qu’il s’apprête à exploiter,  à une aventure de pirates toute aussi trépidante.

 

Nous y faisons la connaissance de Jimmy, un jeune américain de Newport, Rhode Island, que l’on destine à la marine militaire mais qui préfèrerait de beaucoup se tourner vers le dessin. La veille de son quinzième anniversaire, sa mère, la fille d’un important amiral britannique, se décide enfin à lui révéler l’identité de son véritable père, et le contexte dans lequel il est venu au monde. Tout cela troublera bien évidemment le pauvre Jimmy, d’autant plus qu’il est à couteaux tirés avec le nouvel époux de sa mère, un commandant militaire des plus stricts.

 

Ces révélations sur ses origines seront suivies par la visite d’un louche notaire qui lui apprendra que son grand-père paternel vient de mourir en lui léguant… un vaisseau!! Autant la marine le répugne, autant son désir de se rebeller est puissant. Aussi, sur un coup de tête, il fuit le domaine familial et s’embarque sur SON navire… pour découvrir, mais un peu tard, le genre d’équipage qui le conduit!!

 

Vous l’aurez deviné, il en est réduit à diriger une vingtaine de pirates assoiffés de sang, des tueurs qui n’ont rien à faire d’un capitaine qui n’a pas encore de poil au menton! Dans quel pétrin notre jeune ami s’est-il embarqué? Saura-t-il se trouver des alliés sûrs? Nous le saurons mieux dans les tomes à venir!!

 

Avec un graphisme bien particulier, qui détonne des standards à la mode ces dernières années, Alessio Coppola nous dresse un portrait de la Nouvelle-Angleterre qui oppose les vives couleurs de la campagne à un encrage très appuyé. Le récit est enlevant, les révélations fracassantes (quoiqu’un peu convenues, genre oblige!). La finale laisse planée un brin de fantastique… mais seul l’avenir nous confirmera si le récit développera sérieusement cette tangente.

 

Une bonne BD pour ados en manque d’évasion… et pour leurs parents! Vivement la suite… en espérant qu’elle viendra! En effet, si le tome #1 date de 2007, aucune nouvelle n’est faite que le tome #2 est en route!

 

 

Plus grandes forces de cette BD :

 

  • la profondeur du mauve de la nuit, sur la superbe couverture. Une couverture a  rarement autant attiré mon attention! Chaque fois que je voyais cet album en librairie, on aurait dit qu’il m’appelait! De plus, les nombreuses scènes de nuit du récit sont illuminées d’un bleu azur ultra-pur qui m’enchante. Bravo à Juliette Nardin, la coloriste!

 

  • un récit encré dans les archétypes du genre. Curieux hasard, moi qui croyais ne pas connaître ce scénariste italien, je réalise avec stupeur qu’il a travaillé (tout comme monsieur Coppola, le dessinateur, d’ailleurs), sur plusieurs tomes de la série Monster allergy, que je suis justement en train de critiquer ces jours-ci! C’est dire que je suis confronté à plus de bédéistes italiens que je ne le pensais! 

 

  • la figure de proue du navire dont Jimmy hérite. Cette immense gargouille, qui agrippe à bras le corps le mat de beaupré, la gueule grande ouverte, est assez impressionnante. Son esthétisme est bien exploité à la page 17.

 

  • le personnage du «chat au masque de fer». Quelle étrangeté que cette bestiole! Son masque, qui n’est pourtant qu’une muselière, lui donne un caractère si impressionnant qu’il en est perturbant, dérangeant. Très efficace!

 

  • les faciès des «vilains». Monsieur Coppola est parvenu à dessiner des tronches très variées et très expressives aux différents pirates du navire, ainsi qu’au louche notaire. Cet entourage de laiderons n’a rien pour rassurer un jeune de quinze ans.

 

  • les personnages de Kidd et de Pearl. Ses deux marins, qui semblent s’allier à Jimmy très rapidement, sont moins cruels et détonnent des autres pirates, qui semblent se foutre éperdument de leur nouveau «capitaine». Si le premier est un jeune moussaillon aux yeux exorbités (avec des airs du Gollum de Tolkien), la seconde est, malgré ce qu’on peut en penser, une femme… Très masculine, c’est vrai, mais une femme tout de même!

 

 

Ce qui m’a le plus agacé :

 

  • l’importante utilisation des hachures pour développer les volumes dans les dessins. La couverture ne laissait rien paraître de cette technique. Les hachures en soi sont évidemment nécessaires, mais j’ai l’impression que le dessinateur les a un peu trop encrées. Elles sont si prononcées qu’elles donnent une lourdeur au dessin et noient la couleur, ce qui m’a un peu déçu. Il me semble que cette technique cadre plus avec les albums en noir et blanc. Ici, la couleur en est altérée.

 

  • la scène cauchemardesque, digne de Jérôme Bosch. Cette pleine planche surprend par sa soudaineté et son incongruité avec le reste du récit : est-ce que l’histoire va réellement exploiter un côté fantastique ou si ce n’est que dans la tête de Jimmy ? On ne le saura pas avant d’avoir lu les tomes à venir!

 

  • la quatrième de couverture. Ce long parchemin gribouillé de pattes de mouche est difficile à lire et fait carrément pathétique : c’est la quatrième de couverture la plus fade que je n’ai jamais vue! Ce genre de texte aurait plus cadré pour les pages de garde, ce me semble… surtout que celles-ci ne sont que des cartons jaunes sans aucune illustration !! De plus, la lettre nous annonce que c’est l’oncle de Jimmy qui lui lègue son navire, alors que dans l’album, le notaire nous annonce que c’est son grand-père !?! À moins qu’on apprenne, dans un tome à venir, que le notaire a magouillé dans une intention X pour atteindre un but Y, j’ai l’impression qu’il y a confusion générale!

 


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