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#01- l'Encodeur
#01- L'ENCODEUR
Scénariste(s) : Raymond KHOURY, Miguel LALOR
Dessinateur(s) : Miguel LALOR
Éditions : Dargaud
Collection : X
Série : Dernier Templier
Année : 2009     Nb. pages : 50
Style(s) narratif(s) : Récit à suivre (1/4)
Genre(s) : Thriller ésotérique, Adaptation littéraire
Appréciation : 5 / 6
Dans la foulée du Code da Vinci
Écrit le mercredi 23 décembre 2009 par PG Luneau

Depuis que Dan Brown a enfiévré la planète avec son Code da Vinci, les thrillers ésotériques sont devenus un genre littéraire en soi (quoi qu’en pensent les intellectuels, qui parleront sûrement de sous-littérature ou de phénomène de mode… mais laissons-les parler!!). C’est un genre où se côtoient chasses aux trésors, énigmes complexes, secrets mythiques, complots gigantesques, organisations parareligieuses, crimes crapuleux et, parfois, un brin de fantastique. Il envahit toutes les tablettes des libraires, incluant les rayons BD! On n’a qu’à penser à l’excellente collection Loge noire, qui fait les beaux jours des éditions Glénat depuis à peu près dix ans, maintenant.

 

Le Dernier Templier est donc un bel exemple de ce genre. Il a d’abord été publié sous forme de roman par Raymond Khoury, roman qui est devenu un best-seller dans plusieurs pays. Puis, Miguel Lalor a été approché pour en faire une version BD… et il a eu l’exceptionnel privilège de pouvoir consulter monsieur Khoury en personne, quand il a conçu son adaptation, chose qui se voit assez rarement, malheureusement. N’ayant pas lu le roman, je ne suis pas à même de vérifier la justesse de l’adaptation, mais sachant que l’auteur est dans le portrait, on peut supposer que le tout se fait dans le respect de l’œuvre originale. Du moins, je peux vous dire que j’ai été emballé par leur premier tome, intitulé l’Encodeur.

 

Pourtant, à bien y regarder, on n’y apprend pas grand-chose : on en est encore qu’aux balbutiements! Lors d’une exposition des trésors du Vatican, au Metropolitan Museum of Art, un spectaculaire vol est commis. Au nombre des items volés figure un décrypteur antique, genre de rouleau entouré d’anneaux lettrés, qui permet de décoder des messages secrets. Il semblerait que cet outil permettrait de retranscrire des passages du journal du Templier qui a eu la charge de cacher le trésor de sa confrérie, lors de la prise de Saint-Jean-d’Acre, en 1291.

 

On nous introduit les deux principaux protagonistes, l’agent fédéral Sean Reilly et Tess Chaykin, archéologue engagée, qui, bien sûr, vivront intensément l’aventure tout en flirtant gentiment. Si le propos peut sembler déjà vu, il est d’un déjà vu dont je raffole, et ça ne m’embête pas du tout d’en revoir, surtout quand c’est beau et bien réalisé, comme c’est le cas ici. Les couleurs, le dessin aux traits assez fins et même le rythme très accentué du récit me rappellent beaucoup Largo Winch, une série que j’ai toujours beaucoup appréciée.

 

Pour une bonne dose d’adrénaline au parfum de mysticisme religieux, le tout emmitouflé dans votre fauteuil, bien au chaud, je vous recommande le Dernier Templier.

 

 

Plus grandes forces de cette BD :

 

  • le prologue et la finale, qui se déroulent au Moyen-âge et qui nous montrent ce qui s’y est vraiment passé. C’est une bonne idée que de mener ce récit historique en parallèle car il nous dévoile des éléments qui éclairent un peu notre compréhension de l’intrigue contemporaine. Je me demande s’il en sera ainsi pour chaque épisode de la série?

 

  • le clin d’œil des auteurs, dont les noms, anglicisés, figurent sur une affiche du Financial Time, à la page 8 !

 

  • l’entrée en scène des «Templiers», d’une violence plutôt trash mais d’une efficacité inouï. C’est une scène tape à l’œil qui joue bien son rôle.

 

  • les dessins très clairs, dynamiques et contemporains. Les décors sont richement garnis et le découpage est très varié, ce qui donne encore plus de rythme à l’ensemble.

 

  • un thème enlevant et riche, qui aborde un mythe plein de possibilités. J’adore quand le Vatican et ses archives sont impliqués dans une histoire sordide. Reste à voir si, contrairement au Code da Vinci, les «secrets ésotériques éventrés» en vaudront le coup.

 

  • les superbes couleurs éclatantes. Elles peuvent même surprendre, comme ce feuillage d’arbres lilas, à la page 20 !! En temps normal, j’aurais sourcillé, mais là, j’ai trouvé l’ensemble très sympathique, comme si ces couleurs contrastaient avec la noirceur des gestes d’éclat qui parsèment le récit. Thorn, la coloriste, parvient même à rendre éclatants des endroits souterrains et mal éclairés. Certains pourront trouver cela irréaliste ou mal à propos ; moi, j’ai adoré!

 

  • le personnage de Gus, la grosse brute viking. Dans le genre violent, j’ai rarement vu plus efficace (bon, j’avoue ne pas être adepte de films «gore»!) ! Ses apparitions sont toujours des plus remarquées. D’ailleurs, la plupart des personnages secondaires sont intéressants : les deux Templiers du Moyen-âge, la mère et la fille de Tess, l’antiquaire français efféminé, le cardinal du Vatican…

 

  • les deux personnages principaux sont sympathiques, même s’ils sont très convenus. Il en va de même avec leur relation : nous savons déjà qu’ils finiront ensemble… mais je dois avouer que leur petit flirt est mignon, même si on a vu ça douze millions de fois! On dirait Audrey Hepburn et Cary Grant !

 

  • l’excellent calibrage entre action, énigme, action, suspense, action, intrigue, humour et action. La poursuite, qui débute et se termine de manière spectaculaire, est super. Elle est illustrée avec brio et est juste d’une bonne longueur!

 

 

Ce qui m’a le plus agacé :

 

  • une faute d’orthographe grossière, à la page 10! «On dirait que le MET et le Vatican on décidé de faire les choses en grand ce soir.» nous dit la journaliste, dans la deuxième vignette. Quel dommage de ne pas avoir de service de correcteurs plus efficace, dans une aussi grosse boîte que Dargaud!

 

  • la violence extrême. Je sais, j’ai dit plus haut que j’ai aimé les scènes punchées et la présence «gorillesque» de la grosse brute. Néanmoins, je peux quand même déplorer toute cette violence, qu’on nous présente assez crûment, ce qui contribue indûment à sa banalisation.

 

  • le personnage de l’évêque de Angelis, envoyé à New York pour assister à l’enquête. Je ne sais pas si c’est parce que je lis trop de ce genre de récit et que je commence à en connaître les rouages, mais j’avais tout de suite perçu, dès sa première apparition, qu’il aurait à jouer un rôle plus important qu’il n’y paraissait.

 

  • l’appartement de Reilly, décoré avec des posters-BD de chez Dargaud (Myrkos et  Aldébaran, pour ne pas les nommer!). Beaux clins d’yeux, mais très incongrus : même si c’est théoriquement possible, je ne crois pas qu’il y ait beaucoup d’agents du FBI, à New York, qui s’intéressent à ces séries franco-belges!

 

  • la suite, qui n’est pas disponible et qui ne le sera pas avant un an! Non pas que je veuille bousculer les créateurs : je comprends tout à fait qu’ils aient besoin de leur temps de création! Mais ça m’embête beaucoup quand j’ai à relire un ou des tomes d’une série parce que je veux lire la suite. C’est pourquoi, d’ailleurs, je me procure généralement la série dans son entier, ou du moins une bonne partie, avant de débuter la lecture : ça m’évite d’avoir à relire! Car avec plus de neuf cents titres non lus dans ma collection, si je dois en plus relire tous ceux que j’ai déjà lus, je n’en viendrais jamais à bout !

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