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#01- Boulevard des Illusions
#01- BOULEVARD DES ILLUSIONS
Scénariste(s) : Jean-François Baudot dit GIHEF
Dessinateur(s) : Éric LENAERTS
Éditions : Dupuis
Collection : Repérages
Série : Mister Hollywood
Année : 2009     Nb. pages : 56
Style(s) narratif(s) : Récit à suivre
Genre(s) : Quotidien, Récit psychologique
Appréciation : 4 / 6
Célébrité vs intégrité, dur dilemme!
Écrit le dimanche 29 mai 2011 par PG Luneau

Un jeune écrivain se laisse tenter et part pour Hollywood afin d’y tenter sa chance comme scénariste. Ses seuls atouts? Un talent certain, un contact douteux donné par son coach d’écriture et une naïveté sans pareille. Ses handicaps? Un asthme chronique, des crises d’angoisse qui surviennent toujours aux pires moments… et sa naïveté sans pareille!

 

Et un nom… mais tout un nom : Orson Wells, rien de moins!! Non, non, il ne s’agit pas du grand réalisateur et comédien mondialement connu, simplement son homonyme! Mais avouez que c’est quand même une carte de visite intéressante pour se faire remarquer dans un milieu si compétitif!

 

Voilà une histoire somme toute bien prévisible à laquelle Gihef et Lenaerts nous convient : le jeune idéaliste qui va se casser les dents auprès des gros bonzes du showbiz et qui devra piler sur ses rêves de scénarii intenses et personnels pour se soumettre aux lois des blockbusters insipides mais lucratifs, ce n’est pas très nouveau. Si, en plus, le rêveur sombre dans les drogues et le jet-set, tout en s’amourachant de la super-bimbo de l’heure, encore là, ce n’est pas l’idée du siècle…

 

Mais c’est joliment (bien que sobrement) dessiné et, surtout, très agréablement raconté! Gihef parvient à donner à son héros une âme, un ton, un souffle (quoi qu’il en manque parfois, à cause de ses crises d’asthme!! ;-) . On s’attache, bien évidemment, à ce jeune chiot qui se met à côtoyer les loups… et on passe un bon petit moment de lecture!

 

Un scénario bien actuel, donc, contrairement à la pléiade de titres publiés depuis quelques mois qui traitent des débuts de la Cité du Cinéma (Hollywood, chez Glénat, Hollywood 1910, encore chez Glénat – mais dans la collection Treize étrange, Hollywood boulevard, chez Grand Angle). On dirait que le Walk of Fame séduit bien des scénaristes, ces temps-ci… et pas que des scénaristes de cinéma!!

 

Le tome #2 est déjà sorti… Peut-être me le procurerai-je un jour, question de savoir si le jeune Orson tiendra les belles résolutions que ses débuts professionnels l’ont poussé à prendre…

 

 

Plus grandes forces de cette BD :

 

  • la clarté du dessin, très net, très simple… en fait, un peu trop pour être grossi comme c’est le cas en quatrième de couverture! Un trait qui rappelle beaucoup celui de Taymans, dans Caroline Baldwin. Doit-on s’étonner que Lenaerts ait justement travaillé avec ce même Taymans sur la série la Fugitive, chez Casterman?

 

  • le ton jouissif de la narration. Tout le récit est parsemé des états d’âme du personnage principal. En tant que scénariste empli de potentiel, il est normal que celui-ci ait des pensées à la hauteur de sa vivacité d’esprit et de sa plume vitriolique. Donc, c’est très amusant de suivre les hauts et les bas d’Orson, «auto-commentés» avec son ton plein de sarcasme. Ça fait très Woody Allen, très Seinfield (que l’auteur remercie, d’ailleurs!), très «humour juïf»… Quand on connaît la très forte proportion de Juifs qui travaillent dans les bureaux hollywoodiens, on réalise la justesse de cette narration!

 

  • le personnage de Wells. Il a tout pour plaire et faire sourire à la fois! Son nom (Orson Wells !!?), qui fait en sorte que tout le monde pense qu’il se fout de leur gueule quand il se nomme. Puis sa personnalité si typique, avec ses crises de panique, son asthme et ses visites chez le psy, malgré son enfance heureuse! Un sympathique cliché sur deux pattes, naïf à souhait, prêt à se faire calciner sur l’autel hollywoodien!

 

  • les belles couleurs vives. Si elles peuvent parfois avoir l’air un peu plaquées, il faut avouer qu’elles ajoutent au faste et qu’elles renchérissent le glamour déjà très présent, ce qui cadre bien au contexte! La scène dans la piscine, une double page toute d’orangée teintée, est particulièrement belle et intense.

 

  • l’ancrage dans le réel. On parle de Bruce Willis, de Lindsay Lohan, de Clooney ou de Spielberg… Tout ce «name dropping» aide à ce qu’on se sente vraiment à Hollywood. Les auteurs ont bien «inventé» de fausses stars, qui jouent dans de faux blockbusters, mais ils mentionnent aussi de vraies personnalités, ce qui ajoute à la crédibilité.

 

  • la satisfaction de réaliser que les créateurs ont pu utiliser 56 pages pour mettre en place leurs pions. Le format à 46 planches, c’est bien, mais c’est parfois insuffisant. Bravo d’avoir permis à Lenaerts et Gihef de dépasser ce standard!

 

  • le glossaire, à la fin, où sont présentées brièvement les personnalités connues ou les institutions mentionnées dans le récit : Alistair Cooke, Billy Wilder, John Belushi, mais aussi le Walk of Fame ou l’Église de Scientologie !?! Ces repères historiques et culturels permettent aux néophytes de s’y retrouver un peu… et aux autres de consolider leurs connaissances!

 

 

Ce qui m’a le plus agacé :

 

  • les expressions franchouillardes dans la bouche des gros big shots américains! «Ça biche?», «…tu finiras par être triquard…», etc. Si les Français savaient à quel point leur argot sonne mièvre et faiblard à nos oreilles nord-américaines! Tous leurs gros durs ont l’air de lopettes dès qu’ils ouvrent la bouche. Évidemment, tant que ces expressions restent dans LEURS propres bouches, passe encore : s’ils se trouvent particulièrement machos ou virils en les utilisant, grand bien leur fasse!! Mais quand ils font parler des Américains ou d’autres peuples de cette façon, dans les films doublés, par exemple, ou dans des BD, je trouve ça pathétiquement déplorable… J’imagine que personne ne leur a jamais dit, ou n’a jamais eu le courage de les convaincre de viriliser leurs insultes au plan international ! ;-)

 

  • le caractère un peu convenu du récit. Je ne sais pas trop à quoi je m’attendais, mais je constate, en fin d’album, que l’ensemble est assez classique. La naïveté, le coup de chance d’être au bon endroit au bon moment, le jet set, la drogue, les pitounes… L’intérêt principal réside donc dans le fait de le vivre de l’intérieur, par l’intermédiaire d’un héros qui ressemble à s’y méprendre à votre voisin de la porte d’à-côté! Mais, en fin de compte, rien de bien nouveau sous le soleil hollywoodien!

 

 


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