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#01- Deyann
#01- DEYANN
Scénariste(s) : Alain JANOLLE
Dessinateur(s) : Alain JANOLLE
Éditions : Glénat
Collection : Drugstore
Série : H.O.P.E.
Année : 2009     Nb. pages : 48
Style(s) narratif(s) : Récit à suivre
Genre(s) : Anticipation, S.F.
Appréciation : 5 / 6
Une passionnante histoire de réensemencement humain
Écrit le mercredi 16 mars 2011 par PG Luneau

Il est difficile de parler de la nouvelle série d’anticipation H.O.P.E., d’Alain Janolle, sans trop en révéler. Mais puisqu’il faut ce qu’il faut…

 

Depuis quatre cents ans, la planète est à l’abandon. La nature a repris ses droits, arbres et plantes ont repoussé à travers le bitume de toutes les villes du monde et envahi les édifices à moitié démolis. La population mondiale est complètement disparue. Seules les Intelligences Artificielles de quelques bases souterraines conservent jalousement des banques d’embryons qu’elles ont été programmées pour «réveiller» lorsque la surface de la planète sera jugée sécuritaire et prête pour le «réensemencement» de l’humanité. Et voilà que les scanners déterminent que ce Grand Jour approche suffisamment pour qu’on déclenche l’évolution normale des premiers embryons. Quelques années passent, au cours desquelles les I.A. nourrissent et éduquent ces jeunes humains qui auront pour mission de repeupler leur planète…

 

Après plusieurs mois d’errance à la surface, en solitaire, Deyann, un amnésique de seize ans, se fait finalement attraper par les Sentinelles, ces entités extraterrestres semi-robotisées qui traquent et éliminent la vie humaine. Heureusement pour lui, une troupe de jeunes gens, en sortie exploratoire, est témoin de sa capture et décide de lui venir en aide. Ces ados ne pouvaient pas se douter que cet humanisme de bon aloi allait les mettre en danger, et entraîner la perte de leur repère!

 

Malgré ses dessins assez souvent malhabiles et son scénario que les mordus de S.F. trouveront peut-être trop juvénile ou déjà-vu, j’ai personnellement a-do-ré ce récit! J’ai embarqué à fond dans cette histoire d’attaques extraterrestres qui décimèrent l’humanité entière en quelques années, et en ce projet secret, le projet H.O.P.E. (pour Human Operation for Preservation and Evolution), digne de l’arche de Noé. J’ai adoré les ambiances créées par Janolle, dans ce récit enlevant où l’omniprésence des Sentinelles inhumaines et fatales impose un climat de menace permanente, qui n’est pas sans rappeler l’excellente série télé Battlestar Galactica. J’ai lu ce récit d’une traite, dans un état de tension qui prouve bien son efficacité générale. D’ailleurs, mon intérêt est si grand que je fais fi des quelques petites maladresses du scénario, moi qui est habituellement assez intraitable à ce sujet. C’est dire à quel point je suis emballé! Et oui, j’ai très hâte de lire la suite… surtout que les tomes #2 et 3 sont déjà sur les rayons!

 

 

Plus grandes forces de cette BD :

 

  • l’intro, très percutante. L’ambiance angoissante poigne aux trippes, même si on n’a encore aucune idée précise de ce qui se passe ni aucun attachement envers le personnage principal! C’est particulièrement impressionnant et démontre une habileté narrative certaine de la part de l’auteur.

 

  • les couleurs. Le vert tendre et le bleu ciel sont à l’honneur dans ce tome, de même que le jaune et l’orangé. Toutes ces couleurs vives sont bien agréables et vitalisent les ambiances lourdes instaurées par l’auteur. Personnellement, si ce n’avait été d’elles, je n’aurais possiblement pas autant accroché et me serais peut-être laissé décourager par la déprime et le négativisme inhérent au genre post-cataclysmique.

 

  • les décors, souvent somptueux ou grandioses. Si Janolle a bien de la difficulté à représenter des humains bien proportionnés et nettement dessinés, il se reprend généralement assez bien avec l’architecture des bâtiments et des machines robotisées qui parsèment son récit. Il a d’ailleurs choisi de situer son intrigue à New York. Si rien dans le scénario ne justifie ce choix jusqu’à présent (outre le sempiternel engouement des Européens pour le rêve américain et la force iconographique de voir la statue de la Liberté à moitié détruite sur la couverture, rappelant ainsi cet autre classique de la S.F. qu’est la Planète des Singes), cette décision a au moins le mérite d’offrir à monsieur Janolle la chance d’exploiter ses talents de dessinateur de bâtiments!

 

  • le genre post-cataclysmique, mais vécu par des jeunes survivants. Je ne suis pas attiré, d’habitude, par ce genre, que je trouve sombre et démoralisant. Ici, toutefois, je ne sais pas si c’est le fait que ce soit des jeunes ados qui aient à lutter pour leur survie ou si c’est la prédominance de vert qui me rend le tout plus optimiste, mais j’aime bien!!

 

  • les personnages. Le groupe et son système de gouvernement collectif sont fort prometteurs. Même Na-Tee, l’ordinateur centralisé agissant comme protecteur-géniteur-parent-éducateur, est sympathique! On s’attache à tous… et pourtant, tous ne s’en sortiront pas vivants! Je salue d’ailleurs l’audace de l’auteur, qui prend le parti de nous faire vivre dès le premier tome la souffrance des deuils qu’entraînent les combats contre ces satanées Sentinelles.

 

  • les explications données par Na-Tee, l’Intelligence Artificielle omnipotente de la «ruche» de Léa et Gabriel. Elles nous éclairent sur ce qui s’est passé pour que notre terre soit rendue dans un tel état, et la double page qui expose ces explications est superbe.

 

  • le secret sur l’identité de Deyann. Il est très bien présenté, et entraîne un développement inattendu et percutant que je n’avais pas pressenti : du bonbon!

 

  • l’ambiance de totale confusion lors de la cohue causée par l’intrusion des Sentinelles dans la ruche. La panique qui en découle est superbement rendue. Pendant cet assaut, j’ai complètement perdu le fil de qui tentait de faire quoi… et, pour une fois, je me suis convaincu que ce n’était pas important de garder, rationnellement, une vision globale de toute cette attaque. À la place, je me suis laissé imprégner de l’atmosphère complètement chaotique, du désarroi de tous face à l’écroulement de leur petit monde, de leur incompréhension totale face à ce qui leur arrive. Bref, j’ai lu ce passage avec mes tripes plutôt qu’avec ma tête… et ça a été très positif!

 

  • la vignette finale, qui ouvre sur l’aventure… mais qui annonce aussi d’angoissants problèmes à venir!!…

 

 

Ce qui m’a le plus agacé :

 

  • les nombreuses maladresses du dessin. On sent bien que les proportions ne sont pas impeccables, que les traits ne sont pas bien maîtrisés, qu’il y a de la tremblote ou du «fait à la hâte». Bref, ces dessins sentent le manque d’expérience à plein nez!

 

  • la confusion narrative qui règne lors de l’attaque des Sentinelles. Bien que, pour une fois, je ne me sois pas entêté à essayer de suivre à la lettre ce qui se passait d’une vignette à l’autre, j’ai l’impression que l’auteur aurait pu traiter cette séquence avec autant d’efficacité en gardant une plus grande clarté narrative. Ici, il y a tellement de monde, qu’on connaît encore peu, et le tout est si décousu, qu’il est difficile de suivre qui fait quoi, et qui survit à l’assaut. Mon incontournable côté rationnel aurait quand même aimé y voir plus clair.

 

  • la deuxième partie, complètement déconnectée du reste. En effet, à partir de la page 39, les jeunes survivants entreprennent une mission complexe et un peu trop «garochée» qui, de plus, est très mal raccrochée aux 38 premières pages! Ce raccord, un simple cadre narratif avec ces mots : «Quelques heures plus tard…», est déboussolant et nuit un peu au «confort de lecture»… Bien que certains lecteurs apprécient être inconfortables, j’imagine, ce n’est pas mon cas!! D’ailleurs, cette scène aurait gagné en clarté et en intérêt si elle s’était étalée sur plus de pages.

 

 


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@ Allie et Kikine: Mesdames, je vous conseille fortement de le lire. Si vous êtes en mesure de passer outre les maladresses graphiques dans les dessins des personnages (qui ne sont, d'ailleurs, pas si pire que ça), vous allez passer un excellent moment de lecture!
Rédigé par PG Luneau le dimanche 20 mars 2011 à 8:46


Je me laisserait probablement tenter surtout avec cette note et parce que j'aime la SF et que cela fait longtemps que je n'en ai pas lu
Rédigé par kikine le samedi 19 mars 2011 à 17:45


Je note! Et je souligne! Ça m'attire ça! J'ai vu un reportage il y a peu de temps, qui me rappelle le début de ton commentaire. Ça s'appelle La terre après les humains. J'avais aimé. Alors je suis curieuse de voir cette bd!
Rédigé par Allie le samedi 19 mars 2011 à 16:37


@ Arsenul: Je te comprends très bien!! Moi aussi, j'aimerais pouvoir publier des critiques plus fréquemment... mais le train-train du quotidien l'emporte bien souvent. Ce qui m'afflige, c'est que tant que j'ai un ou deux albums en attente d'être critiqués, je n'en lis plus d'autres!!! Donc, mon pile à lire ne baisse pas et je déprime! J'aurais aimé donner une bourrée durant la relâche scolaire, mais j'ai dû relire les 18 romans de la série Notdog, à la Courte échelle, pour préparer un méga-projet pour mes élèves, un projet qui me tenait à coeur depuis des années... mais ça a fait en sorte que je n'ai lu que 4 BD, dont celle-ci, que tu aimeras, j'en suis convaincu.
La prochaine aussi, je crois qu'elle t'intéressera, puisqu'elle traite du monde de l'enseignement!! Ne la manque pas!! Elle devrait être en ligne aujourd'hui ou demain. À plus!
Rédigé par PG Luneau le samedi 19 mars 2011 à 8:53


Très bonne critique, ton oeil reste sensible. Les couleurs m'attirent surtout que moi le post-apocalyptique c'est mon genre, surtout en roman, mais en BD c'est toujours bien. Je vois des ressemblances avec un album de sillage où Navis doit combattre un robot qui opprime un peuple depuis des lustres? Pour ma part, je finis de lire la dernière trilogie de Star Wars et je relis à travers mes Lucky Luke, donc ça ne chronique pas fort sur mon blog.
Rédigé par Arsenul le vendredi 18 mars 2011 à 14:34




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