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#01- le Bal d'hiver
#01- LE BAL D'HIVER
Scénariste(s) : Anne-Laure Garcia dite ALGÉSIRAS
Dessinateur(s) : Aurore Demilly dite AURORE
Éditions : Soleil
Collection : Soleil Blackberry
Série : Elinor Jones
Année : 2010     Nb. pages : 48
Style(s) narratif(s) : Récit à suivre (1 à 3 / 3) (Inspiration manga)
Genre(s) : Historique, Récit psychologique, Drame familial
Appréciation : 4 / 6
Voilà Candy qui s'invite à Downton Abbey!
Écrit le mardi 11 mars 2014 par PG Luneau

Titres lus : #01 – le Bal d’hiver (2010)

            #02 – le Bal de printemps (2011)

            #03 – le Bal d’été (2012)

Quel charmant récit que celui racontant le passage de cette fragile Elinor Jones (que j’ai toujours tendance à appeler Eleonor!! ;^) au sein de la famille Tiffany et de leur atelier de haute couture si réputé! En trois petits tomes de 48 pages, Algésiras (que j’ai connue et beaucoup appréciée pour sa série Candélabres, malheureusement encore inachevée) nous brode une histoire toute en ambiances feutrées, en doux mystères, en standing à préserver et en «chichis de filles» de toutes sortes, qu’Aurore illustre avec talent!! ;^)

En fait, cette histoire du début du vingtième siècle se déroule au sein d’un tout petit atelier de haute-couture. La jeune Bianca Tiffany, qui n’a pas encore douze ans, a un don fabuleux pour créer des robes de bal avec dentelles, crinolines et tous les froufrous à la mode du temps, d’une sublime originalité et d’une classe irréprochable! C’est d’ailleurs pourquoi sa mère l’a déjà installée à la tête de la petite équipe de couturières qui travaillent et logent toutes au manoir Dawnhall. Totalement irréprochables, dévouées et travaillantes jusqu’à l’épuisement lors des rushs qui précèdent les fameux bals saisonniers organisés par la maison, ces femmes développent de fort lien d’amitié et tentent de s’épauler. Elles auront fort à faire si elles veulent affronter les capricieuses exigences de la jeune Bianca, tortionnaire inébranlable de tout ce petit monde, celles d’Abel, son frère, et même celles de madame Tiffany, leur mère, toujours aussi intransigeante sur la perfection du travail accompli!

C’est dans ce petit univers en vase clôt qu’atterrit Elinor Jones, une jeune couturière de grand talent mais à la santé fragile. Peu à peu, elle découvrira (en même temps que nous! ;^) les liens unissant les différents membres de cette petite maisonnée bien particulière où rivalité, envie, entraide et petits bonheurs rythment les saisons, au gré des bals… et des collections saisonnières qui les accompagnent! Se montrant vite irremplaçable, la jeune Elinor charmera tout le monde, des cousettes Rachel, Macy, Lodie et Siam jusqu’à Aleïd, la cuisinière… en passant même par monsieur Heng, le mystérieux  et peu loquace mastodonte chinois faisant office de jardinier!

Mais en filigrane de toutes ces histoires de jalousie, de bassesses hypocrites, de popularité, de léchage de bottes et d’alliances parfois surprenantes, on remarquera très rapidement que bien des éléments ne tournent pas aussi rond que la célèbre famille Tiffany désire nous le laisser croire! À quoi est dû la rivalité entre les deux Chinois de l’endroit, messieur Heng et Chao (celui-ci étant le majordome)? Quels sont les soucis qui semblent peser si lourd sur les épaules de madame Tiffany? Chao semble bien au courant : y est-il pour quelque chose?!? Qui, d’Abel ou de Bianca, est le plus malveillant, au bout du compte? Elinor, avec sa gentillesse phénoménale et son insatiable curiosité, cherchera à mettre de l’ordre dans tout ça et à élucider tous ces mystères… tout en cachant aux autres ses propres secrets!!

Sincèrement, sous ses abords bien innocents, cette petite série qui ne paye pas de mine est beaucoup plus dense qu’elle ne le laisse paraître de prime abord! Je reconnais bien là la touche d’Algésiras, toujours à travailler en couche et en sous-couche, toujours à nous en donner plus qu’on ne s’y attend… et à nous le présenter par petites doses, dévoilant toujours le centimètre carré du mystère qui nous fera nous poser encore plus de questions!?! ;^) Il en était de même pour Candélabres, et je dois avouer que j’adore ça!! Sous les traits aguerris d’Aurore, aux inspirations résolument issues du monde des mangas, cette série ne pouvait pas être mieux servie!

Elinor Jones, une série qui plaira principalement aux jeunes filles, de 9 à 13 ans… mais qui a aussi plu à mes amies Kikine et Allie!! Si vous préférez vous fier à l’avis de dignes représentantes de la gent féminine, vous trouverez leurs propres commentaires ici et ici!!

P.S. : Et puis, madame Algésiras, à quand la suite et/ou conclusion de Candélabres?? Il y a si longtemps qu’on attend impatiemment!?!?! ;^)

 

Plus grandes forces de cette BD :

 

  • tout le côté «vieille Angleterre», avec les domestiques, la grosse demeure cossue et bien rangée, le domaine… C’est un parfait contexte pour faire rêver… et pas que les jeunes filles, si on se fie à l’engouement suscité par l’exceptionnelle télésérie Downton Abbey! ;^)

 

  • les ambiances troubles, accentuées de mystères, de non-dits, de regards inquiétants ou de sautes d’humeur intempestives autant qu’inexpliquées!! La présence des deux domestiques asiatiques et, surtout, l’attitude de monsieur Chao laisse planer des soupçons très tôt dans la série, de même que l’espèce de rage intérieure qui semble parfois assaillir Abel, le transformant presque en tyran!… Sans compter les mystérieux problèmes de santé d’Elinor! Parfois, on se croirait presque dans un roman des sœurs Brontë! ;^)

 

  • les superbes illustrations pleine page, généralement sans texte. Au moins une fois par album, Aurore nous en sert une pour marquer les moments forts des récits (la découverte de l’atelier, les funérailles…) ou illustrer toute la magnificence des bals organisés par la maison Tiffany! Ces bals feront littéralement rêver toute jeune fille qui se respecte!

 

  • la richesse des personnages. Presque tous les personnages ont plusieurs couches, et plusieurs ne montrent pas leur véritable couleur dès le départ : Chao, le mystérieux cerbère; monsieur Heng, le gentil laconique au langage limité; Abel et Bianca, aussi gâtés, caractériels et hypocrites l’un que l’autre, toujours à magouiller pour assurer leur emprise au sein de la maisonnée. Même Elinor : si elle semble être la parfaite petite héroïne, adorable, serviable, douée et toujours prête à régler tous les problèmes et faire tous les compromis, les cachotteries entourant sa santé fragile lui donnent un cachet tout particulier, qui fait qu’elle détonne des autres héroïnes de séries girly!! Avec des personnalités aussi troubles, faut-il s’étonner que les relations qu’ils entretiennent les uns envers les autres soient si déroutantes?? Ça reste tout un défi de savoir qui est véritablement bon, et qui sont les «méchants», dans cette petite saga! ;^)

 

  • des mises en page variées, avec un bel équilibre d’inserts et de cases qui «débordent» de leur cadre. C’est joli, efficace et très bien dosé.

 

  • l’audace d’aborder un thème pas évident, et dans un contexte historique qui étonne. Ici, je vendrai un petit punch (avis à ceux – ou plutôt celles! – que la série intéresse : passez au boulet suivant!!) Le fameux secret d’Elinor, c’est qu’elle souffre d’un problème de troubles alimentaires! On entend assez souvent parler de la boulimie et de l’anorexie… mais d’avoir transposé ce genre de  phénomène dans une série historique, je trouve ça intelligent… et très original! Bravo, Algésiras!!

 

  • la longueur du récit. C’est excellent que cette série se termine dès la fin du troisième tome : j’aime quand des auteurs assument leur récit sans étirer la sauce inutilement. Ici, tout a été dit en trois volumes, avec juste ce qu’il fallait de silence, de péripéties et de coups d’éclat, et les auteurs sont passés à autre chose. Une série courte, mais efficace! Bravo!

 

Ce qui m’a le plus agacé :

 

  • les grands yeux à la manga pour fille mais, surtout, les espèces de gribouillages étoilés, aux plis extérieurs des yeux ou même sur les joues (voir la 6e vignette de la p.42 du tome #2 : le summum du grotesque!!)! Que ce soit pour illustrer la surprise, la peur, la tristesse ou la colère, ces genres de petits rayons de soleil enfantins viennent TOUJOURS défigurer les visages qui, sans cela, était déjà plus que satisfaisants… C’est d’un agaçant!!! Encore plus que ces grands yeux de faon effarouchés, à la Candy! Ceux-là font clichés, c’est vrai, mais ils restent plus naturels que ces quasi-tatouages ridicules! ;^)

 

  • une construction scénaristique parfois inégale. À quelques occasions, Algésiras nous tient dans le mystère pendant très longtemps pour ensuite tout nous déballer d’un coup, sans nous laisser respirer. Ces débalancements font  malhabiles et nuisent un peu à la fluidité de la narration et au plaisir de lecture.

 

 

 


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@ Geneviève : Effectivement, c'est le ton, l'ambiance et l'univers présentés qui font toute l'originalité de cette étonnante petite série!
Rédigé par PG Luneau le samedi 22 mars 2014 à 13:57


J'avais passé un bon moment avec cette série! Je trouve le dessin très joli et puis c'est un univers un peu différent.
Rédigé par Geneviève le mercredi 19 mars 2014 à 13:57


Anne des Ocreries : Je crois que tu apprécieras!
Rédigé par PG Luneau le lundi 17 mars 2014 à 17:56


néanmoins tentée, au moins par le premier tome, histoire de découvrir !
Rédigé par anne des ocreries le dimanche 16 mars 2014 à 11:08




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