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#05 - la Pierre de destinée
#05 - LA PIERRE DE DESTINÉE
Scénariste(s) : Jean-Luc ISTIN, Thierry JIGOUREL
Dessinateur(s) : Jacques LAMONTAGNE
Éditions : Soleil
Collection : Soleil Celtic
Série : Druides
Année : 2009     Nb. pages : 46
Style(s) narratif(s) : Récit à suivre (5/6)
Genre(s) : Fantastique médiéval, Historique, Thriller fantastique
Appréciation : 5 / 6
Escales, alliés, trahisons : que d'imprévus!!
Écrit le dimanche 07 avril 2013 par PG Luneau

Le druide Gwenc’hlan et son apprenti, Taran, doivent coûte que coûte identifier qui est à l’origine de la série d’horribles assassinats qui a décimé presque une dizaine de moines catholiques, dans la péninsule bretonne. Ils ont d’autant plus intérêt à trouver les responsables que, pour le moment, tous les indices (et la grogne populaire!!) incriminent la communauté druidique dans son ensemble!!

Au fil de leurs investigations, nos deux héros en sont d’abord venus à se mettre à la recherche de la Lance de Lug (voir le tome #3. Mais l’artefact divin ayant définitivement disparu lors de l’inondation de la belle cité d’Ys  (voir le tome #4), c’est vers le chaudron de Dagda que leur enquête les mène maintenant. Mais comment faire pour retrouver ce mythique récipient qui serait possiblement rendu en Islande, à en croire les dernières rumeurs? Ce ne sera pas qu’une mince tâche, d’autant plus qu’à la fin du dernier tome, le jeune Taran était sorti d’une émoustillante mais troublante halte chez la sublime Keben avec une blessure presque fatale!

Le périple du druide-enquêteur à la face de Sean Connery se poursuit de plus belle dans ce cinquième tome. Il sera ponctué d’escales et d’alliances : d’abord l’île de Mona, tenue par un groupe de moines accueillants, puis les côtes de Canaigh, où des guerriers pictes les feront prisonniers avant de leur demander un service! Suivront une halte à l’Île aux Moutons, et son agréable rencontre avec le moine Brendan, puis la longue traversée vers Ailbe, l’Islande… Forts de tous ces nouveaux contacts, Gwenc’hlan,  Taran et la sizaine de moinillons qui les escorte sont maintenant sur le point de pouvoir remplir leur contrat envers les Pictes, qui les guideront ensuite vers le fameux chaudron… Mais ce serait compter sans leurs ennemis, toujours tapis dans l’ombre à les épier… En fait, les maléfiques disciples d’Esus sont tapis un peu trop proche pour que ce ne soit dû qu’au hasard!! Serait-ce que quelqu’un de leur petit groupe communique leur position à ces moines noirs?!? Ou que ces derniers sont, eux aussi, à la recherche du puissant chaudron?

Trahisons, exécutions et tortures cruelles, alliances de premier ordre… ou plus tordues, mission audacieuse, révélations troublantes… Monsieur Istin ne nous ménage pas, dans ce cinquième opus! La conclusion du premier cycle est toute proche, et on sent que l’auteur principal veut nous donner du jus. On est dans le vif du sujet, au climax du récit. Visuellement parlant, Lamontagne est encore aussi solide que toujours, tant dans les atrocités (relisez tout le passage en Domnonée, avec le frère Gwénolé, aux p.39 à 43!!) que dans le sublime mystique (avec l’intro aquatique, ou «l’apparition» de la belle Dahud, à la p.23).

Non, vraiment, malgré ses quelques petites incongruités un peu hollywoodiennes qui sourdent ici et là, l’aventure de ces deux druides est toujours aussi exaltante : je ne rêve que de lire la suite!

À partir de 14 ans.

À lire aussi : mes critiques des tomes #1 et #2.

 

Plus grandes forces de cette BD :

 

  • la superbe couverture, aux accents de bleu et de turquoise… Dommage, toutefois, qu’elle n’illustre qu’un événement totalement accessoire du récit, puisqu’il ne s’agit là que d’une scène s’étant déroulée des années auparavant, et racontée par un personnage secondaire.

 

  • ma dédicace. Elle est toute belle et toute simple, mais je l’aime surtout parce qu’elle représente un des rares personnages véritablement historiques qu’on retrouve dans cette saga : le bon Brendan, ce moine dont on raconte qu’il aurait, atteint l’Amérique presque un millénaire avant Colomb!! Un très chouette personnage, qui jouera tout un rôle dans cet album en devenant le complice de notre cher Gwenc’hlan.

 

  • certains gentils personnages qui font du bien à l’âme. C’est rassurant, dans un récit épique comme celui-ci, où les héros affrontent malheurs par-dessus difficultés sans nombre, de croiser, parfois, de bonnes gens!! Je viens tout juste de parler du frère Brendan, cet explorateur qui s’offre tout à fait volontairement pour aider nos amis, mais j’ai aussi particulièrement apprécié la très courte apparition du frère Brieg, si gentil et si doux. Comme disait la pub : quoi de mieux qu’un peu d’altruisme et beaucoup de Quick pour combler son petit homme épuisé?! ;^)

 

  • les représentations des villages antiques. Lamontagne est vraiment très fort pour dessiner des constructions d’époque crédibles et impressionnantes. J’adore le fort picte (dans le haut de la p.18) de même que le village viking (qu’on découvre à la p.33) : l’artiste nous donne vraiment envie de visiter ces lieux!

 

  • le lent cheminement du frère Gwénolé. Ce «méchant» présumé, que l’on soupçonne depuis le premier tome, voit certaines de ses convictions s’effriter peu à peu, ce qui le rend de plus en plus humain. Même si cette lente évolution est un peu forcée par l’hallucination qu’il a eue, c’est toujours chouette de constater qu’il y a de l’espoir, même pour les plus bornés!

 

  • la laideur à l’état pur, encore!! Bien sûr, certaines scènes s’y prêtent bien, comme celle du charnier de la p.42. Mais en plus de l’horrible cardinal Verus et du frère Gwénolé, dont j’ai maintes fois parlé, Lamontagne en rajoute une couche avec la famille de ploucs à l’origine de l’accusation des druides (aux p.40 et 41)… Mais la palme d’or de la laideur va, cette fois-ci, à Kentigern le picte pour sa tronche démoniaque à la Jack Nicholson! Et bravo à ce fabuleux géant pour son fougueux caractère : qu’est-ce qu’on l’aime quand il rabat (enfin) son caquet à l’insupportable frère Iltud (qui était lui-même en lice pour ce même prix, il y a quelques tomes!! ;^0 )

 

  • les surprises du scénario… Après maintenant cinq tomes, il était temps que «le Jell-o fige», comme on dit… et c’est le cas! On commence à avoir une bonne idée de l’organisation générale de ce vaste complot… et même si l’on ne sait toujours pas qui est à la tête des moines en noir, un des traîtres nous est dévoilé, et c’est très jouissif!!

 

  • le retour du glossaire, en pages de garde arrières! Il s’agit d’un outil des plus pertinents, et j’apprécie énormément son retour, surtout que plusieurs des sources bibliographiques des auteurs y sont mentionnées! À quand les cartes géographiques, maintenant, pour éclairer encore plus notre lanterne?!

 

 

Ce qui m’a le plus agacé :

 

  • la confusion entre les frères Ronan. À la p.14, frère Mawdez dit qu’il désire affronter le brouillard avec le frère Ronan. Or, nous avons déjà connu un frère de ce nom : le vieil anachorète aveugle, croisé dans le tome #1… Mais celui qui part avec le frère Mawdez est brun, et n’a physiquement rien à voir avec ce vieillard (que nous n’avons d’ailleurs jamais revu depuis, et surtout pas dans le groupe de moines qui accompagne nos amis druides). Donc, il y aurait deux frères Ronan?? Pourquoi pas, après tout… Mais avouez que la réapparition du vieil aveugle, en fin d’album, vient rendre les choses encore plus ambigües!? Personnellement, je suis un peu confus…

 

  • la rapidité avec laquelle les voyages en curragh (ces petites embarcations de bois et de cuir graissé) sont expédiés. On dirait que chaque parcours ne dure que quelques heures! Va pour les trajets entre les Bretagnes, grande et petite… Mais nos héros finissent par se rendre aux îles Féroé, puis en Islande, à 1800 kilomètres de leur point de départ!!! Un simple regard dans un atlas (faute de cartes!! ;^) m’a fait remarquer que ces distances sont vertigineuses, surtout quand on sait qu’ils sont en plein océan sur des coquilles de noix!! Je veux bien qu’on coupe les longueurs inutiles, mais je trouve, par exemple, que la p.28 et la première vignette de la p.29 sont assez peu convaincantes sur le plan de la temporalité!

 

  • certaines entourloupes à la James Bond. Il y a, bien sûr, l’escalade d’un puits à mains nues (p.35), que je trouverais personnellement assez athlétique mais qui semble ne causer aucun problème à tous ces intrépides moines (!?!?). Mais c’est vraiment un détail comparé à une autre incongruité qui m’a vraiment chipoté jusqu’au trognon : le mode de communication entre le traître du groupe et ses comparses, aux p.26 et 27 : une petite plaquette de bois qui suit le courant d’un ruisseau jusqu’aux destinataires! C’est plus que très fort!! J’imagine qu’un des moines noirs avait l’ingrate tache d’observer le ruisseau toute la journée pour vérifier si un bout de bois griffonné allait y passer?? Et comment tous ces gens connaissaient-ils l’emplacement et la direction suivie par ce cours d’eau? Ils y étaient venus faire du repérage, quelques semaines auparavant?? C’est complètement farfelu et c’est dommage, car ça nuit à la crédibilité de l’ensemble de façon tout à fait inutile! En effet, cette astuce (très originale en soi, mais plus tape-à-l’œil que réaliste) aurait facilement pu être évitée : une simple rencontre secrète dans un boisé aurait tout aussi bien fait l’affaire!! À trop vouloir en mettre, parfois…

 

  • une autre ambiguïté orthographique, du même ordre que celles que j’avais débusquées dans les tomes #2 et 3. Bien que, dans l’album (p.39), on nous invite au royaume de Domnonée, le glossaire, pour sa part, nous parle de celui de Dommonée. Qui dit vrai??

 

 


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@ Anne des Ocreries : Elle mérite tout à fait d'être lue, malgré cette petite extravagance «jamesbondienne» !!
Rédigé par PG Luneau le lundi 08 avril 2013 à 22:17


Moui, le bout de bois qui flotte, c'est compter sans la mécanique des fluides et les contre-courants, qui multiplient les risques d'échouages...d'vait y avoir un p'tit lutin avec une gaffe dessus, pour l'écarter des bords et dégager les embâcles.....hihihi ! :)))))

Mais je suis sûre que ça m'arrêtera pas, et j'aimerais vraiment lire cette série.
Rédigé par anne des ocreries le lundi 08 avril 2013 à 18:45




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