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#02- le Sang de la momie / la Confrérie de l'Étrange
#02- LE SANG DE LA MOMIE / LA CONFRÉRIE DE L'ÉTRANGE
Scénariste(s) : Ola SKOGÄNG
Dessinateur(s) : Ola SKOGÄNG
Éditions : les 400 coups
Collection : Rotor
Série : Théo
Année : 2008     Nb. pages : 64
Style(s) narratif(s) : Récit à suivre (2/3)
Genre(s) : Héros animalier, Thriller fantastique
Appréciation : 4.5 / 6
la Puissance des rites égyptiens sous le pâle soleil suédois
Écrit le samedi 23 juillet 2011 par PG Luneau

Alors que celui qui se fait appeler «le Vampire de Stockholm» continue de faire des victimes (juste à la porte du poste de police, cette fois!), Théo commence à faire des recoupements intéressants. En effet, en lisant les dossiers confidentiels que lui fournit son ami Max, notre bon gros nounours réalise que les deux premières victimes du prétendu vampire ont déjà eu des liens avec une de ses vieilles connaissances, Amir Kairo, un malicieux mage égyptien à l’identité aussi trouble que ses intentions sont malveillantes! Cet Amir, que Théo aurait rencontré jadis, à une période de sa vie où notre héros était moins respectable que maintenant, serait même en grande partie responsable de sa nature d’ursidé!

 

Car oui, ce second tome de la série nous en apprend un peu (je dis bien un peu) plus sur le passé de Théo. On a même la chance de le voir alors qu’il était humain (une ultime vignette en flash-back!), et d’apprendre que son prénom était bel et bien Théodore! S’il avoue aussi à Max qu’il a eu un passé malhonnête dont il s’est repenti, nous n’en apprenons guère plus… même si les différents indices habilement mis en place par monsieur Skogäng peuvent nous permettre d’émettre différentes hypothèses intéressantes.

 

Parallèlement à toute cette enquête, on assiste aussi à une inquiétante réunion de la Confrérie de l’Étrange, où vampires, fantômes, Jack O’Lantern et autres créatures lycanthropiques fomentent un plan diabolique pour attenter à la vie de Théo, via son attachement pour la charmante petite Félicia. Comment le tout se terminera-t-il??

 

Dans cette deuxième partie de son récit, Ola Skogäng poursuit sur sa lancée en nous offrant, encore une fois, du suspense, du mystère et de l’étrange, le tout à l’aide de sa très efficace ligne claire. Il nous réserve même un épisode palpitant dans une pyramide souterraine, épisode qui n’est pas sans rappeler une scène de Tintin et le lac aux requins! Chose certaine, il est maintenant plus qu’indéniable, avec les statues qui prennent vie et les morts qui répondent aux vivants, que Stockhom est littéralement envahie par le fantastique. J’ai vraiment très hâte de voir comment tout cela pourra bien se terminer… ce que nous saurons dans quelques jours à peine, puisque j’ai appris, de source sûre, que la sortie du tome final est prévue pour la fin juillet!

 

Un très bon album, un peu moins gore que le premier, mais que je ne recommanderais tout de même pas aux lecteurs de moins de treize ou quatorze ans.

 

Lien vers ma critique du tome #1

 

 

Plus grandes forces de cette BD :

 

  • l’étrangeté du récit. Encore cette fois, il est clair que ce qui rend cette série si particulière, c’est la place que prend le fantastique dans le contexte tout ce qu’il y a de plus urbain d’une ville comme Stockholm, et les formes que prennent ce fantastique!  Et je ne parle même pas de la présence tout ce qu’il y a de plus normale (!?!) d’un ours portant pantalon et paletot en plein centre-ville! Non, non! Je parle de tous les membres de cette Confrérie de l’Étrange, par exemple. Va pour les sorcières, les mages et les envoûteurs de toutes sortes : à part leurs accoutrements bizarres, rien ne les distingue du commun des mortels. Le vampire peut aussi s’en tirer, simplement en gardant la bouche fermée. Et si le fantôme et l’homme invisible peuvent assez aisément passer inaperçus lorsqu’ils se déplacent en ville, qu’en est-il du cyclope? Du Jack O’Lantern, avec sa grosse tête de citrouille? Et du Roi Triton!? En temps normal, ce genre d’incohérences m’horripile et me fait décrocher… mais ici, pour je ne sais quelle raison, ça marche!!! C’est comme si les couleurs sombres, terreuses, et les lumières blafardes donnaient à l’ensemble un look de séries B des années 50, ces films où les extraterrestres attaquaient à l’aide de soucoupes volantes dont on voyait les fils! C’est comme si c’était à la fois burlesque (un ours antiquaire, franchement!) mais acceptable, malgré tout! Chose certaine, si je visite un jour Stockholm, je serai étrangement plus sur mes gardes qu’il y a un mois, avant que je lise les deux premiers albums de cette série!

 

  • la minutie des détails. Ce tome, comme celui d’avant, regorge de petits éléments, mis en place par monsieur Skogäng, pour introduire subtilement des situations à venir. Cela démontre une solide préparation et une belle maîtrise de son scénario. Ça fait très professionnel, et j’apprécie cette qualité chez quiconque. J’ai beaucoup aimé, par exemple, découvrir par moi-même le sens des lettres «…an …elsing», sous le cadavre de l’homme exposé en vitrine, chez le comte Vlad.

 

  • les quelques flash-back, qui nous en apprennent un peu plus sur le passé de Théo. Comme je le disais plus haut, on n’en est pas encore aux révélations-chocs qui nous éclairent à fond, mais ils nous donnent des petits indices qui nous laissent le plaisir de jouer au jeu des déductions et des hypothèses.

 

  • un scénario bien construit qui nous happe, avec plusieurs scènes fortes. Celle de la séquestration dans la pyramide, par exemple (quoiqu’il reste toujours LA question classique, que je me pose à chaque fois qu’un «méchant» séquestre un héros et décide… de le faire exploser, par exemple : «Mais pourquoi diable ne l’a-t-il pas tout simplement tué?»... mais j’imagine que ça enlèverait le thrill qu’on ressent en se demandant si le bon va s’en sortir!!). Ou la scène, très drôle, où Théo fait la tournée de ses contacts, à la recherche d’informations. Et puis il y a le complot de la Confrérie : Pourquoi toutes ces créatures en veulent-ils tant à Théo? J’espère que ça nous sera bien expliqué dans le dernier tome!

 

  • la grande cohérence dans les architectures. Je sais que je me répète encore car j’avais déjà soulevé cette particularité dans ma première critique, mais c’est encore notable ici. J’ai adoré retrouver, à la p.39, la façade du musée… mais de nuit, avec cette fois le reflet des bâtiments illuminés d’en face dans ses fenêtres! Et j’ai bien souri en lisant le commentaire de l’auteur, à la p.63, où il confirme, dans ces notes qu’il nous offre à la fin, son souci de rendre les lieux et les architectures conformes et réalistes.

 

  • les pages hors-normes (les dossiers policiers de la p.46, le journal de la p.51) et les nombreuses cases de transition, qui ne servent qu’à instaurer un climat, un nouveau lieu, ou à montrer le temps qui passe. Les premières offrent un graphisme un peu différent, et des textes plus massifs, en colonne, de typographies plus traditionnelles. Les secondes nous présentent des plans très variés (plans généraux ou d’ensemble où l’on voit la neige qui tombe ou le soleil qui se lève sur la ville, gros plan sur des items particuliers – crâne, poupée vaudou, lanterne…). Tous ces variations enrichissent le dynamisme déjà présent et contribuent à ce qu’on passe au travers du livre en ayant à peine le temps de dire ouf!

 

  • la nordicité du récit. Quand Max demande à Théo s’il lui a donné rendez-vous à cette adresse pour qu’il l’aide à pelleter (p.53), ça m’a sonné très familier : malgré le caractère européen et la grande différence de langue et de culture, il y a une certaine parenté qui nous unit aux Suédois!

 

  • l’impayable bouille du bébé, à la p.53! C’est tout à fait anecdotique et n’apporte absolument rien à l’histoire (ce bébé n’est qu’un figurant parlant!), mais sa tronche est si mignonne que je ne pouvais la passer sous silence!

 

  • les deux petites pages de croquis, en fin d’album. J’ai bien aimé les courtes explications de l’auteur qui les accompagnent, où il nous parle de l’évolution de sa perception de son personnage principal, de l’origine de ses idées… et de son souci du détail quand arrive le temps de dessiner des lieux : je n’étais pas peu fier d’y trouver confirmation de ce que j’avais déjà subodoré!

 

 

Ce qui m’a le plus agacé :

 

  • certains petits textes en suédois, non traduits. Il me semble que le premier album était très généreux sur ce point, et nous traduisait littéralement tout, même les pancartes décoratives qui disaient des trucs genre «À louer» ou «Pas de colporteur». Ici, à plusieurs reprises, il y a ce même genre de textes intégrés dans les décors, mais sans qu’on nous les traduise, à moins qu’ils aient un impact dans l’histoire. Ma curiosité et mon amour des langues étrangères s’en trouvent un peu déçus!

 

  • la pyramide souterraine, sous le Musée de la Méditerranée de Stockholm… Ça, mon grand esprit cartésien a beaucoup de difficulté à passer outre à ce genre d’aberrations! Qu’une secte utilise une ancienne carrière, des ruines antiques ou une église désaffectée pour y vivre ses cérémonies glauques, je n’y vois aucun inconvénient (tant que je ne suis pas celui qui y sera sacrifié! ;-) ). Mais qu’un temple entier, avec plein de salles, de couloirs, de hiéroglyphes gravés et de mécanismes complexes soit situé sous le sous-sol d’un vieux musée, ça dépasse les limites de ce que je peux accepter. Comme si un individu a pu construire (ou même faire construire) ce genre de complexe dans le secret le plus total, sans que personne n’ait connaissance de rien, sans que rien ne trahisse les travaux d’excavation et d’aménagement!?! D’abord, en termes de temps, ça prendrait des années et des années. Puis, à la quantité de gens que ça doit prendre pour ce faire, il est impossible qu’aucun ne se soit échappé et que le secret ne se soit pas éventé. Finalement, les gens qui travaillaient dans le musée n’ont rien remarqué d’anormal durant toute la durée des travaux?? C’est trop fort pour moi… D’autant plus que la trappe d’accès, non surveillée, se trouve sans aucune protection, en plein milieu d’une salle d’exposition publique!!! Ainsi, malgré le fait que l’auteur prend la peine de faire dire à son héros qu’il a contribué à la construction dudit endroit, j’avoue que je décroche un peu!

 

  • la scène de combat des pages 12 à 17. Elle manque beaucoup de fluidité. Si chaque vignette est parlante, leur agencement ne permet pas une compréhension très linéaire du combat. Par contre, les Smock!, Bonk! et Tock! sont de beaux clins d’œil à la télésérie Batman de notre enfance!

 

 


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