Preload image Accueil Preload image Questce Preload image Quisuisje Preload image Archives Preload image Contact
Mystère... Accueil Qu'est-ce? Qui suis-je? Archives La Lucarne à Luneau Me joindre Mes liens chouchous Le Passe-mot Art Marsien Marsi Menu
Retour aux archives
#01- Un choix tellement humain
#01- UN CHOIX TELLEMENT HUMAIN
Scénariste(s) : Arnaud DOLLEN
Dessinateur(s) : Jérôme ALQUIÉ
Éditions : Delcourt
Collection : X
Série : Surnaturels
Année : 2011     Nb. pages : 48
Style(s) narratif(s) : Récit à suivre (Inspiration manga)
Genre(s) : Thriller fantastique, Héros animalier
Appréciation : 5.5 / 6
Sait-on jamais ce que nous cachent nos copains?!
Écrit le dimanche 05 octobre 2014 par PG Luneau

Tomes lus : #01 – Un choix tellement humain         (2011, 5,5/6)

#02 – la Malédiction des vampires                  (2011, 5,5/6)

#03 – Forces élémentaires                              (2012, 5,5/6)

#04 – Promettez un avenir à Silène                (2013, 5/6)

 

S’il est un fait qui est maintenant avéré, c’est bien que J. K. Rowlings et Harry Potter ont relancé la mode du fantastique dans notre imaginaire culturel! Tant à la télé qu’au cinéma, en littérature (jeunesse, ado ou adulte) ou en BD, les vampires, les loups-garous, les fantômes et la magie ont la cote! Comment ne pas citer, tous médias confondus,  Buffy la chasseuse de vampire, Being human, Charmed,  le Journal d’un vampire, Thrue blood… et l’incontournable saga Twilight, que je n’ai ni lue, ni vue, mais qui a tant fait parler d’elle!! ;^) Ma dernière chronique traitait justement de la Bande à Smikee, une série humoristique québécoise qui s’inspire de ces thématiques. C’est également cette voie qu’Arnaud Dollen et Jérôme Alquié ont choisi d’explorer, mais dans un registre un peu plus réaliste… et ça a donné leur superbe série baptisée tout simplement Surnaturels (qui n’a rien à voir avec la série-télé Surnaturel!! ;^)

Alors qu’elle sort d’un très long séjour à l’hôpital, séjour qui la laisse clouée dans un fauteuil roulant, la belle Silène, 16 ans, arrive à la résidence où elle a décidé de s’installer afin de prouver à tous (et à elle-même!) qu’elle peut, malgré son handicap, faire preuve d’autonomie. Elle ne rêve plus que de peu de choses : reprendre ses études dans ce nouveau lycée, tout proche, et développer des amitiés avec les sept autres résidents de l’endroit.

Mais dès les premiers contacts, Silène réalise rapidement que ses colocataires ont tous un petit quelque chose de particulier! La douce Johanne a un regard si intense quand elle vous touche qu’on jurerait qu’elle lit votre âme; le fougueux Kahutea peut réaliser des prouesses athlétiques hors du commun; le jeune Vladimir s’exprime comme s’il vivait au XIXe siècle et Dean, le beau Dean, celui qui ne laisse pas Silène indifférente, a la fâcheuse habitude d’apparaître et de disparaître sans laisser de traces!

Ce n’est que lorsqu’un livreur à l’air belliqueux s’embrase tout d’un coup devant Silène et passe à deux doigts de la tuer, en mettant le feu à sa chambre, que la jeune femme comprend qu’elle n’est vraiment pas tombée chez des gens normaux! Et malgré les explications laconiques de monsieur Lameth, le gentil concierge de l’immeuble, Silène mettra quelque temps à comprendre pourquoi elle a été choisie pour devenir la «gardienne» de ses sept colocs, tous issus de l’une des sept grandes familles de… surnaturels!!

Wow!! Quel plaisir j’ai eu à lire cette BD où les sorcières, les vampires, les fantômes et les loups-garous côtoient les prométhéens, les changelings et les élémentaires, moins connus! Enfin, une histoire pas trop complexe pour ado (quoique le récit avance plutôt lentement et que biens des aspects nous sont encore inexpliqués!) mais suffisamment intelligente pour tenir la route, offerte dans un écrin visuellement intéressant… et en grand format!! En effet, il est clair que les deux auteurs, Dollen et Alquié, ont été gavés aux mangas dans leur jeunesse et qu’ils cherchent à offrir leur mouture toute européenne de ce média littéraire si populaire. D’ailleurs, ils remercient dans leurs dédicaces messieurs Patrick S. et Tony V. de leur avoir «prouvé qu’une BD franco-belge pouvait ressembler à un animé» japonais… Je devine qu’il s’agit ici de messieurs Sobral et Valence, respectivement auteur des Légendaires et d’Hana Attori, deux des plus célèbres séries européennes calquées sur le mode manga! ;^)

Ici, les intenses scènes d’action sont entrecoupées de longs épisodes où les mystères sont distillés, pour notre plus grand bonheur, au compte-gouttes. Les auteurs nous plongent au cœur du traditionnel conflit entre le bien et le mal… et le clan des «bons» est protégé par quelqu’un en chaise roulante (Ça ne vous rappelle pas une autre célèbre franchise?! ;^). S’il est vrai que tous les éléments habituels de ce genre littéraire s’y retrouvent, sans grande nouveauté mais très habilement ficelés, il faut souligner l’apport de l’emballage visuel, qui donne un élan exceptionnel à la série. En effet, si le scénario n’est pas parfaitement béton et si même le dessin dénote parfois de quelques ratés, cette série est un parfait exemple de gestalt : l’ensemble vaut pas mal plus que la somme de ses parties car, au final, j’ai adoré! ;^)

Il me tarde maintenant de lire la suite… en espérant que messieurs Dollen et Alquié ne nous laisseront pas en plan!! ;^S

Dès 12 ans.

 

Plus grandes forces de cette BD :

 

  • la précision du graphisme. Monsieur Alquié a une ligne très fine, qui donne à ses dessins un style quasi chirurgical qui me plait beaucoup. Il en résulte une signature graphique très léchée, magnifiée par la coloration flamboyante, qu’il effectue lui-même, à forte dominante de bleu nuit, et les effets de translucidité qu’il maîtrise à la perfection et qu’il dissémine judicieusement dans tous les albums (transparences fantomatiques, éclairs vibrants, flammes évanescentes et laves en fusion, luminosités des écrans et des codes de programmation, etc.) Bref, j’aime bien ce dessin plutôt cartésien rendu chaleureux par le professionnalisme de sa coloration. ;^)

 

  • la page de garde et la page de présentation des personnages. Elles sont très belles et nous donne une bonne idée du potentiel de chacun des personnages… Mais, du coup, elles ont l’effet pervers de nous en dévoiler un peu trop, un peu trop tôt (voir plus bas)!! ;^S

 

  • certains éléments de décors particulièrement bien réussis. Le château où se déroule le prélude du tome #1 est vraiment splendide, et il est intéressant de le retrouver à la p.7… mais en ruine!!

 

  • le prélude, justement. Cet incipit fascinant, qui nous emmène en 1789, est intrigant à souhait et met la table pour tout le reste du récit!

 

  • de superbes trouvailles de mises en page! Dans chacun des albums, presque toutes les planches font preuve d’une construction inventive et ingénieuse : inserts, superpositions, étalement des vignettes sur deux planches côte à côte, éclatement des vignettes, splendides doubles planches (comme les p.16-17 et 22-23 du tome #3, ou les p.30-31 du tome #4), grandes variations de plans et d’angles de vue… C’est, techniquement, de toute beauté! :^0

 

  • le Blog(ue) de Silène! Et oui, Silène a un blogue!! Un blogue qu’elle entretient tout au long du récit (on a d’ailleurs droit à une page de ce blogue dans chacun des albums!!), mais aussi un blogue réel, à l’adresse suivante : http://www.leblogdesilene.fr (que j’ai déjà rajouté dans les favoris de ma Lucarne!!). Cette intrusion de la fiction dans la réalité (et de la réalité dans la fiction!!) rajoute une couche de réalisme et nous rapproche d’une certaine forme de «réalité augmentée»! C’est du rarement vu, en BD! Une innovation très rafraîchissante! ;^)

 

  • la très belle construction scénaristique. N’eût été des pages de garde et de présentation des persos qui nous vendaient les punchs, tous les nombreux petits mystères étaient très subtilement introduits, au fil des tomes… Pourquoi Silène parle-t-elle d’elle-même comme si elle était condamnée? Quel secret cache-t-elle? Johanne a-t-elle vraiment laissé entendre qu’elle pouvait sentir les rêves intimes des gens? Quel âge peut bien avoir Vlad? Pourquoi le bouton du premier étage est-il condamné par un X en sparadrap?? Le scénariste a le (beau!) don de nous laisser mariner quelques temps, parfois même un tome ou deux, avant de nous apporter les réponses à ces questions! C’est véritablement bien étalé, à petites doses constantes. Et puisque chaque réponse appelle de nouvelles questions, le suspense est continuel! Chapeau, monsieur Dollen!  

 

  • les très nombreuses allusions ou références à la culture geek – ou la culture en générale!! ;^) Que ce soit par la bouche de Dean ou de Yori, ce sont des tonnes et des tonnes de clins d’œil qu’on nous fait! Dumbledore, Professeur X, capitaine Kirk, Saint Seiya, Arsène Lupin, Robocop, Catherine Tramell (de Basic Instinct)… On a même droit à Diane qui lit un album des Légendaires, et à un «Allez! Cours, Forrest!» en bonne et due forme!! Rien d’étonnant à ce que le Blog de Silène ait invité les lecteurs à relever la soixantaine de références aux animés japonais que le tome #4 contient!! La récompense pour le gagnant de ce concours? Une web-rencontre privée avec le dessinateur!! Chouette idée!!! J’ai particulièrement apprécié de voir, sur un panneau de l’hôpital du tome #4, le nom du Dr House (!?)… et celui du Dr Sauer qui, si l’on en croit la dédicace du tome #3, aurait «offert un cœur tout neuf» à monsieur Dollen!?

 

  • plusieurs personnages bien développés. J’aime bien, par exemple, les langages très distincts de Kahu (qui parle de manière très argotique, du genre : Le dirlo fait l’planton!) et de Vlad (qui est plutôt du type : Si fait, j’ai ouï…). Mon personnage préféré reste toutefois le beau Dean qui, derrière ses allures de dur à cuire distant et fanfaron, demeure le fidèle protecteur de Silène… D’ailleurs, leur petite romance se construit progressivement, de manière très habile. Une mention particulière pour Nathan, qui ne prend sa place qu’au tome #4 mais qui est très sympathique avec son attirance pour la fille la plus loin de lui en terme de style et de personnalité! Il est un très bon atout humoristique pour la série!

 

  • la modernité avec laquelle toute la magie nous est présentée. L’exemple ultime, c’est le cercle de protection super high-tech qui entoure la maison et qu’on découvre à la fin du premier tome! Wow!! Quelle splendeur! On est loin des pentacles tracés avec du sang de dragon sur le sol d’un temple maçonnique! ;^)

 

  • une bonne maîtrise des codes des mangas. Les personnages, dessinés de manière très réaliste, se retrouvent tous, à un moment d’émotion forte ou à un autre, avec une tronche cartoonesque grimaçante, des yeux en cœur, un sourire béat des plus idiots ou une gigantesque goutte de sueur superposée à sa tempe!! Alquié a même choisi de nous représenter tout son petit monde en mode chibi  (cette façon de dessiner des personnages réalistes en version miniature toute mignonne et clownesque, comme pour des enfants de trois à six ans) sur sa quatrième de couverture!! Sympa!! ;^)

 

  • des punchs et des revirements étonnants. Si certains sont un peu difficiles à avaler (voir plus bas!?), d’autres sont carrément mystifiants, comme la prophétie qui stipule que Dean trahira Silène, un jour, ou la surprenante identité du nouvel ennemi, dans le deuxième cycle qui débute avec le tome #4 (mais que je garderai secrète, question de vous garder la surprise!! ;^) Et qu’est-ce que j’ai hâte de savoir en quoi Diane est responsable de la perte de Lameth, comme Youri le laisse sous-entendre, à la p.28 du tome #4!! ;^) D’ailleurs, de manière générale, chaque tome nous laisse pas mal sur une finale à couper le souffle!!

 

Ce qui m’a le plus agacé :

 

  • l’abus d’informations dans les pages de garde et la page de présentation des personnages. Compte-tenu de l’excellente montée dramatique créée dans les premiers tomes, alors que Silène perçoit, sans pouvoir vraiment les cerner, que ses confrères de résidence cachent tous un secret, et que la révélation de ceux-ci s’échelonne sur les quatre premiers tomes (et même plus : on sait encore bien peu de choses sur Johanne et Diane!?), ces pages sont bien trop révélatrices!! Elles font en sorte qu’on connaît déjà l’identité secrète et les pouvoirs de presque tout le monde!! Ça mine complètement l’effet de suspense recherché. J’aurais préféré une page de garde plus neutre et une version moins parlante de la présentation des personnages, surtout pour les deux premiers tomes.

 

  • plusieurs erreurs de perspective ou de proportions… Avec un dessin aussi précis, les incongruités sont, malheureusement, encore plus apparentes, et Alquié en fait encore beaucoup! Déjà, dans le bas de la p.7 du premier tome, la tête de Silène sortant de la fenêtre de la voiture m’apparaissait incohérente (tout son torse devrait être beaucoup plus en angle ou, si elle veut garder cette pose, elle devrait être assise bien plus profondément dans la banquette!!). Puis, sur la page suivante, le chalet suisse, aussi beau qu’il puisse être, m’apparaît bancal, l’entrée du rez-de-chaussée semblant presque nous faire face alors que le reste du bâtiment est beaucoup plus en angle! Ensuite, je n’ai eu de cesse de trouver d’autres exemples, plus ou moins dérangeants : tout au centre de la page 16, Kahu tient un paquet beaucoup trop unidimensionnel pour être vrai! À de nombreuses reprises, la tête de Silène est gigantesque par rapport à son corps (comme dans le tome #1, p.30 en bas). La salle principale du chalet nous est montrée dans une perspective très douteuse (et avec une décoration dénudée à faire peur!!) à la p.9 du tome #2. Mais la pire de toutes ces disproportions, c’est sans contredit l’interminable bras de Shandra, quand elle danse avec Kahutea, à la p.14 du 3e tome… On dirait la Femme-Élastique!?!?! :^O

 

  • les titres des «chapitres». Le premier album de la série s’intitule Un choix tellement humain. Après un petit prélude de cinq pages, on nous apprend que le titre du premier chapitre de cette histoire est : le Libre arbitre des hommes. J’étais content de voir que le récit allait être divisé en chapitres, un autre façon de se rapprocher des mangas, qui fonctionnent de la sorte! Mais j’ai vainement cherché le chapitre #2… pour la simple et bonne raison que le chapitre #1 fait tout le premier tome!! Mais alors, pourquoi donner un nom différent à l’album et au chapitre puisque l’un EST l’autre, et qu’ils ne font qu’un??? Il en va de même pour chacun des autres tomes : album et chapitre portent tous des noms différents! Est-ce parce que les jeux de mots affluaient en trop grandes quantités lors des remue-méninges que les auteurs ont décidé de nous en donner, à chaque fois, deux pour le prix d’un??? Étrange…

 

  • l’allure trop surnaturelle (justement!!) de Newt, le chat. Cet animal se veut un félin doté de pouvoirs mystérieux qu’on apprendra à découvrir au fil des tomes. Il fallait donc qu’il ait un air particulier… mais là, il a tout simplement l’air de tout sauf d’un chat!!?? Personnellement, si on me donnait un tel genre de renard bleu intergalactique se déplaçant sur quatre pattes de crabe, je paniquerais grave et je l’enverrais dare dare à un laboratoire de la NASA, de peur d’être hypnotisé ou désintégré!??! :^O Tout en gardant ses caractéristiques, Newt aurait pu avoir l’air d’un véritable chat! D’ailleurs, de manière générale, les réactions de Silène, à la suite des diverses agressions surnaturelles auxquelles elle assiste, sont peu crédibles : elle semble en faire relativement peu de cas, et passe trop vite à autre chose! Il me semble qu’à sa place, je tempêterais pas mal plus que ça pour obtenir des explications!! ;^)

 

  • une certaine confusion en ce qui a trait à l’état de Dean. En tant que fantôme, on suppose qu’il est mort… mais il parvient à se matérialiser!!? Comment est-ce possible? De plus, il lui arrive parfois de combattre et de recevoir des coups intenses, comme à la fin du tome #1… et l’on craint pour sa… vie?? Mais est-il vivant ou non, finalement?? C’est quelque peu embrouillé!

 

  • une petite coquille visuelle : le collier-chauve-souris de Diane! Il disparaît, le temps d’une case, dans la première vignette de la p.16 du 2e tome! Oups! Les auteurs pensaient-ils que la présence du Câlinours allait nous faire passer outre cet oubli??! ;^)

 

  • un rythme relativement lent. Non pas que cela nuise à la lecture! C’est simplement qu’à la fin de chacun des tomes, je réalisais qu’au bout du compte, l’intrigue centrale avait assez peu progressée!! En somme, chaque tome ne se concentre que sur un seul élément ou personnage… ce qui laisse en plan toute la dizaine d’autres mystères!! Encore heureux que j’aie pu lire ces quatre tomes en rafale, car je crains que j’aurais beaucoup souffert de l’intervalle entre leur parution!! ;^)

 

  • les tenues exagérément sexy de Shandra… En fait, va pour le sexy, mais quand c’est rendu que ces vêtements moulants et courts sont entièrement lacérés, comme sur la couverture du tome #3, on frôle l’obscénité!! Est-ce bien nécessaire? Y a-t-il vraiment beaucoup d’adolescents boutonneux, en manque de plaisirs sensoriels, qui vont se pencher vers une série BD simplement parce que l’un des personnages féminins se retrouve à demi-nu? En cette ère où Internet leur offre, à portée de doigts, toutes les minettes de leurs fantasmes les plus fous?? Je trouve que monsieur Alquié repousse honteusement les limites de l’hypersexualisation, et ce, tout à fait gratuitement, ce qui ne risque que de lui fermer la porte à un certain lectorat plus jeune.

 

  • le caractère imprévisible de certains aspects du scénario. Les personnages se découvrent sans cesse des nouveaux pouvoirs ou de nouvelles limites à leurs pouvoirs existants! Par exemple, Dean qui ne peut plus se dématérialiser, une fois à l’extérieur du cercle de protection du chalet (à la fin du premier tome); ou Kahutea, dans le 3e album, quand il commence à ne se métamorphoser que partiellement (ce qui m’apparaît être un choix scénaristique moins intéressant), ou qu’il «apprend», de la bouche de Shandra, qu’il pourra se transformer en l’animal de son choix, le jour où il maîtrisera parfaitement ses pouvoirs lycanthropiques. Cette ignorance relative et le caractère impromptu de l’apparition de nouveaux pouvoirs font trop plaqué, comme si le scénariste voulait garder dans sa manche des atouts pour se dépanner, un jour où il sera coincé! C’est trop facile! Ce petit côté «arrangé avec le gars des vues» nuit au réalisme de l’ensemble!

 

  • la réutilisation intégrale de certaines images numérisées. J’ai déjà parlé de ce phénomène dans ma critique de l’album québécois Guiby : je trouve un peu trop facile l’exploitation du copié/collé en BD. Saturés comme nous l’avons été par les décors répétitifs des dessins animés de Hanna-Barbera (vous vous rappelez : Fred Caillou qui courait dans sa maison et qui passait devant la même fenêtre et la même table de salon 25 fois en 15 secondes?!!), je m’attends à mieux d’un bédéiste professionnel! Qu’un dessinateur reprenne des dessins (c’est maintenant si simple, avec l’aide de l’ordinateur!!), ça me semble louable… mais qu’il le fasse intégralement ou systématiquement, ça, non! Ici, dans son 4e tome, Alquié a repris un détail de son chalet suisse de la p.8 du tome #1… Il lui a bien enlevé la couche de neige qui bordait le toit (au moins!!)… mais tous les nuages sont, étrangement EXACTEMENT aux mêmes endroits!?!?! Je trouve ça très très peu réaliste, et pas mal décevant!! ;^P

 

  • l’idée de Youri, au tome #4, qui tombe de nulle part. Déjà que cette machine à «réparer» Silène est des plus saugrenues, en quoi elle viendra empêcher le groupe de tomber sous les lames des samouraïs japonais?!? Ce lien de cause à effet m’apparaît complètement illogique et, bien qu’il entraîne un très touchant sacrifice, qui donne un des moments forts de la série, il n’en demeure pas moins trop de l’ordre du deus ex machina à mon goût. Dommage. :^(

 

  • une horrible structure de phrase. «J’ai toujours moqué de cette expression  !??! J’AI MOQUÉ??!! Qu’est-ce que c’est que cette façon de parler??! «Je me suis toujours moqué…», ou «J’ai toujours eu tendance à me moquer…». Parlons français, s’il vous plait!! Grrrrrrr… Choqué, je suis!! (Oui, je sais, cette expression est un calque de l’anglais… C’est de l’humour… Au quatrième degré!…) :^O

 

  • le tome 5 qui est en suspens!! D’abord, le fait que le tome #4 ne se termine pas avec la fameuse page-annonce «Dans le prochain tome de Surnaturels, vous trouverez…» m’avait déjà mis un peu la puce à l’oreille. Puis, le fameux Blog de Silène a terminé de consolider mon inquiétude : je viens d’y lire que les auteurs sont en train de plancher sur un projet de nouvelle série (qui n’a pas encore trouvé preneur)!! Il semblerait que la suite des Surnaturels ne soit pas dans leurs plans à court ou moyen terme!! ;^P Ça ne sent pas bon… Seuls éléments positifs : ils n’annoncent pas l’abandon de la série ET le blogue reste minimalement actif, comme quoi les fans demeurent importants. Amis fans, mettons-nous donc à prier, si on veut vraiment lire un jour la suite de cette excellente série!! ;^)

 

 

 

 


Vos impressions?
Votre nom * :
Votre courriel :
Votre courriel ne sera visible que pour l'administrateur du site.
Votre site :
Attention! Si vous voyez ce champ, n'y inscrivez rien!
Rappel éthique : vous êtes seul responsable du contenu des impressions publiées.
Se souvenir de mes informations personnelles


@ Yaneck : Il est clair qu'on ne peut pas tout aimer, ni s'intéresser à tout! ;^)
Rédigé par pgluneau le mardi 07 octobre 2014 à 22:38


Des couleurs trop artificielles, qui sonnent faux, et un dessin manga qui ne m'attire pas du tout sur des formats franco-belge.
Oui, c'est un peu lapidaire, mais si la couverture pose déjà soucis, ça promet peu de choses pour l'intérieur ^^
Rédigé par Yaneck le lundi 06 octobre 2014 à 5:17


@ Anne des Ocreries : Pour trancher entre le Bof et le Wow, rien de tel que de l'essayer!! ;^)
Rédigé par pgluneau le dimanche 05 octobre 2014 à 18:19


@ Yaneck : Les couvertures? Vraiment? Mais qu'ont-elles qui t'indispose? ;^)
Rédigé par pgluneau le dimanche 05 octobre 2014 à 18:18


Voui, il a une tronche d'alien, ce chat " spécial"...je rejoins ton opinion ! Sinon, j'y mettrais volontiers le nez, mais j'ignore si ce serait " bof sans plus" ou " wow ! trop chouette ! " - ça me rend curieuse.

" J'ai toujours moqué", hein ? j'ai, pour ma part, toujours raillé ces tournures fautives - on va dire ça, pour rester mignonne. Parce que même au 36 ème degré, je grince, là. Hin hin hin. (dans cette parenthèse, imaginer la petite icône diablotin). Na.
Rédigé par anne des ocreries le dimanche 05 octobre 2014 à 17:32


Désolé, les couvertures me maintiennent soigneusement écarté de cette série.
Rédigé par Yaneck le dimanche 05 octobre 2014 à 16:44




Dernièrement, j'ai lu... Oli
#01- la Forêt aux faux rires
04 août 2017

Promise
#01- le Livre des Derniers Jours
28 juillet 2017

Batman - Un deuil dans la famille
Batman - Un deuil dans la famille
15 juillet 2017

Carnets de Cerise
#03- le Dernier des cinq trésors
11 juillet 2017

Death note
#05- Page blanche
24 juin 2017

Ma dernière chronique Capsule-Pif #022- Son nom n'était pas Daniel Boone... mais c'est tout comme!!
15 août 2017

Mes genres favoris Aventure policière Drame familial Fantastique Fantastique médiéval Héros animalier Historique Humour Humour tendre Quotidien Récit psychologique S.F. humoristique Thriller fantastique Vous avez pris la parole! anne des ocreries, sur Capsule-Pif #021- Probablement l'oiseau préhistorique le plus connu du 9e art!...

anne des ocreries, sur Capsule-Pif #022- Son nom n'était pas Daniel Boone... mais c'est tout comme!!

anne des ocreries, sur Capsule-Pif #018- Pourquoi t'es dans la lune?

anne des ocreries, sur Capsule-Pif #019- Quand Vaillant veut faire dans le récit d'aviation...

anne des ocreries, sur Capsule-Pif #020- l'Aventurier avec un grand A... Mais que faisait-il là?!

Vos articles préférés Chronique
J'ai 5 ans, je suis grand! (air connu de tous les profs de maternelle!)
01 juillet 2014

Bécassine
#03- Bécassine pendant la Grande Guerre
10 août 2009

Chronique
les Pigeons partis, le bédéphile danse!!!
03 septembre 2012

Chronique
Mon automne superhéroïque
14 décembre 2013

Bécassine
#05- Bécassine mobilisée
04 août 2011

Design du site - Marsi
Création du site - Maxime Jobin