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#05 - Un couple d'enfer
#05 - UN COUPLE D'ENFER
Scénariste(s) : Maryse DUBUC
Dessinateur(s) : Marc Delafontaine dit DELAF, Pascal COLPRON
Éditions : Dupuis
Collection : X
Série : Nombrils
Année : 2011     Nb. pages : 48
Style(s) narratif(s) : Gags en une ou quelques planches, à suivre
Genre(s) : Humour mordant, Quotidien, Récit psychologique, Thriller, Drame familial
Appréciation : 5 / 6
Quand nos Nombrils prennent des airs de Wisteria Lane...
Écrit le mercredi 18 janvier 2012 par PG Luneau

Hiiiiii haaaaa! Enfin, je me suis permis de replonger dans le délicieux univers des Nombrils!! On l’a attendu un peu, cet album que Dupuis nous délivrait au compte-gouttes (un gag à la fois dans le magazine Spirou, puis dans trois ridicules fascicules, format mini-roman, question de faire du fric sur le dos des fans finis qui n’en pouvaient plus d’attendre la publication du véritable album… Heureusement, j’ai su résister!!)… On l’a d’autant plus attendu que les auteurs, les Québécois Delaf et Dubuc, ont dû refaire entièrement les dix premières planches, suite à un changement d’orientation scénaristique survenu alors qu’ils travaillaient sur les planches subséquentes, changement qui faisait en sorte que les dix premiers gags initialement dessinés ne cadraient plus!

 

Quel cadeau je me suis fait, pendant mon congé des Fêtes, en lisant enfin ce tome tant attendu! Qu’est-ce que j’avais hâte de voir à quel point la «nouvelle» Karine, toute de noir vêtue (et «teindue», diront certains!!), allait s’affranchir de ses deux tortionnaires nombriliques! Qu’est-ce que je me demandais si son nouveau petit ami aux cheveux d’ange (pourtant cornus!?), l’Albin au teint d’albâtre, allait lui insuffler un peu de plomb dans la colonne et dans la boîte à bon sens, de manière à lui ouvrir les yeux! J’avais tellement hâte de tenter de percevoir par moi-même les inévitables zones d’ombre de ce nouveau personnage, un brin mystérieux! Après tout, il ne peut pas tant chambouler le tempérament de la pauvre Karine, sinon les piliers qui soutiennent toute la série seraient bien trop fragilisés : que deviendraient Jenny et Vicky sans leur faire-valoir??!

 

C’est d’ailleurs sur cette question que toute la première moitié de l’album est basée. Les deux bitchs finies que sont Vicky et Jenny ne supportent pas du tout que LEUR Karine soit maintenant remontée au 27e rang du palmarès des plus belles filles de l’école. Elles le supportent d’autant moins que l’ex-bonasse refuse maintenant de faire leurs devoirs à leur place, comme avant, quand elles voulaient aller au cinéma avec leurs centaines de soupirants! Aussi cherchent-elles, par TOUS les moyens (certains moins pertinents que d’autres, bien évidemment!!), d’éloigner Karine du bel Albin… Mais ce dernier n’est pas dupe et tentera, avec brio, il faut bien le dire, de semer la Pomme de discorde entre les deux minettes!

 

De son côté, Dan regrette de plus en plus son escapade auprès de Mélanie (voir le tome #4). Il aimerait tant se faire pardonner cette bévue et reprendre avec Karine… Mais celle-ci est franchement transformée : elle se tient debout et s’émancipe! Fini l’esclavage des deux pimbêches, adios l’amoureux qui l’a abandonné comme une vieille chaussette pour une blondasse manipulatrice! Même ses parents vont se faire remettre à leur place comme jamais!! C’est qu’elle est devenue quelqu’un, notre Karine : elle est maintenant choriste dans le groupe des Albinos! Et les copains musiciens d’Albin lui montrent à faire la fête… Un peu trop, peut-être?!!...

 

Puis, notre charmant duo d’auteurs nous a concocté une finale à couper le souffle : le dernier tiers de l’album nous entraîne dans une série de révélations et de suspicions digne de la populaire télésérie Beautés désespérées! Les découvertes que Vicky, Jenny et Dan feront sur la véritable identité d’Albin risquent de vous glacer le sang… ou plutôt de le faire bouillir! ;-)

 

Bref, encore une fois, un tome drôle mais intelligent, qui illustre encore mieux que les autres à quel point la méchanceté, les vacheries et l’intimidation psychologique peuvent entraîner des conséquences désastreuses. Delaf et Dubuc démontrent encore leur grand talent pour traiter d’un sujet grave, qui est en fait l’évolution naturelle de leur thème initial! Car si les Nombrils, c’est à la base l’illustration de la glorification de la superficialité que le culte de l’image peut entraîner, les auteurs ont eu l’intelligence de pousser plus loin leur réflexion et de traiter de l’exploitation psychologique qui en découle si souvent! Et ça, ils le font avec un doigté hors pair et, j’oserais dire, une expertise qui m’impressionne beaucoup… Mais aussi avec leur humour décapant, toujours aussi irrésistible!

 

Donc, ce cinquième tome qui, après le Mystère John John (dans le tome #3) et le Mystère Mélanie (dans le tome #4), nous offre le Mystère Albin, est bien à l’image des précédents : il est à recommander chaleureusement à tous les jeunes pré-ados de 12 ou 13 ans… et à leurs parents!!

 

À lire aussi : mes critiques des tomes #1 et #2.

 

 

Plus grandes forces de cette BD :

 

  • la petite récapitulation, en début d’album. Idéale pour ceux qui n’auraient pas eu le bonheur de lire les premiers tomes, elle peut aussi être utile pour rafraîchir la mémoire de ceux qui, comme moi, n’ont pas repotassé leurs vieux albums depuis longtemps!

 

  • la méchanceté jouissive et crasse de Vicky… et de l’horrible Murphy, l’abject boutonneux! Je ne sais pas si c’est parce qu’il y avait longtemps que je n’avais pas été confronté à eux, mais j’ai trouvé Vicky particulièrement en forme, surtout dans les premières planches! Et que dire de cet affreux peloteur qu’est Murphy! Le gag de la p.8 est totalement dégoûtant… et jubilatoire!! ;-)

 

  • la stupidité indélébile (et débile!!) de Jenny. Quelle tache!!? Quelle nouille!!? C’est vraiment une spécialiste en confusion lexicale (pour confondre hypocrite et hippocampe, ou influences et inflation, par exemple!!). Ces gags sont hilarants, je les adore!!

 

  • la belle complémentarité graphique entre Albin et la noire Karine! C’est une belle idée graphique que ce duo contrastant : ce n’est pas pour rien que Vicky l’associe au Yin et au Yang!

 

  • le fait de creuser la vie privée de plusieurs personnages. On apprend à connaître le père de Dan, qui vit à New York, et son beau-père, un sportif de salon un peu lourd. De plus, on apprend enfin comment le trio d’héroïnes s’est connu, comment elles ont socialisé… et pourquoi la dynamique, malsaine, s’est mise en place! Toutes ces explications aident tellement à comprendre les tares de chacun de ces personnages! Sans compter que grâce à elles, les personnages nous apparaissent plus humains… et plus réels! Bravo aux auteurs pour leur perspicacité!

 

  • plusieurs des thèmes abordés plus ou moins directement : l’exploitation psychologique, la survalorisation de l’image et l’hypersexualisation, bien sûr, mais aussi le pelotage (via le «sensuel» Murphy!) et de nouveaux thèmes, plus grave encore! En effet, on en vient (et c’est, quand on y pense, une évolution évidente!) à parler de drogue, puis du suicide… et peut-être même de meurtre!! Sans vouloir vous en dévoiler trop, je ne dirai que ceci : c’est intéressant que les auteurs aient l’audace (et la possibilité éditoriale!!) d’aborder de tels thèmes dans un album jeunesse, mais ils devront rester vigilants car ils s’aventurent en terrain glissant! Avec un thème comme la drogue, par exemple, il ne leur sera pas facile de trouver un angle d’approche satisfaisant pour respecter l’univers qu’ils ont mis en place tout en n’étant pas trop manichéens dans leur message! De plus, il ne sera pas évident de faire en sorte que le côté presque «policier» de l’intrigue ne fasse pas basculer cette série d’humour dans le polar!! Il faut penser aux tomes à venir!! Mais j’ai l’impression que madame Dubuc a plus d’un tour dans son sac : elle nous a déjà prouvé, à plusieurs reprises, qu’on pouvait lui faire confiance!

 

 

Ce qui m’a le plus agacé :

 

  • le visage de la directrice de l’école. Étrangement, à chaque fois que l’on voit ce personnage rondouillet, au nez effilé, j’ai l’impression que son graphisme détonne de celui du reste de la série! C’est comme si elle appartenait à un autre univers graphique, beaucoup plus simpliste… Bizarre.

 

  • quelques expressions trop européennes. C’est encore très discret, heureusement, mais pour le Québécois que je suis, ça fait très curieux d’entendre «une adresse retour», sans «de» (p.15 et 16) ou cette expression à peu près inutilisée chez nous (et encore moins chez nos ados!) : des vannes (à la p.9)! Nos vans à nous font encore plus de dommages, surtout quand on les reçoit en pleine face!! Heureusement, elles sont du ressort des anglicismes!!

 

  • certains gags moins drôles. Il s’agit principalement de ceux qui visent à exploiter le côté idiot de Jenny, mais qui vont trop loin dans l’absurde. Les gags des p.15, 22, 23, 24 en sont de bons exemples. La stupidité de notre nunuche préférée y est beaucoup moins bien canalisée, dirait-on. C’est un peu trop excessif, ça me fait un peu décrocher.


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@ Jérôme : Merci de me transmettre cette information : comme je ne suis pas abonné au magazine Spirou, je ne l'aurais pas sû! Par contre, j'ai pu valider et renchérir ta nouvelle pas plus tard qu'hier, au ComicCon de Montréal! Quelle synchronicité! En effet, j'y ai croisé Delaf et il m'a annoncé (scoops!!) que Dubuc et lui n'ont que neuf planches d'avance sur la parution, et qu'ils se limiteront fort probablement à une planche par semaine, question de reprendre un rythme de vie un peu plus normal!!
Rédigé par PG Luneau le dimanche 16 septembre 2012 à 9:51


Les nombrils reviennent en prépublication dans Spirou : http://litterature-a-blog.blogspot.fr/2012/09/les-nombrils-tome-6-en-prepublication.html

En voila une bonne nouvelle !
Rédigé par jerome le vendredi 14 septembre 2012 à 9:40


Chouette!! Merci Pierre-Greg! T'es un amououououorrrrrrr
Rédigé par Danielle le vendredi 03 février 2012 à 8:25


@ Danielle : Ma Danichou adorée!! Comme je suis content de te lire ici!! Tu es tellement gentille que je ne pourrai pas faire autrement que d'inclure ce tome #5 de nos chères «Nombrils» dans ton prochain envoi!! Merci pour tes beaux encouragements!! Car c'est vrai que c'est pas évident : c'est un vrai exercice de foi! On écrit (pendant des heures) pour être lu... mais on n'entend pas souvent l'écho de nos lecteurs, surtout quand ils ne nous laissent pas de message! D'où mon incessant cri du coeur : N'hésitez pas à me dire des coucous, des compliments, des bêtises, peu importe, mais allez-y : tapez!! ;-)
Rédigé par PG Luneau le jeudi 02 février 2012 à 16:53


Lâche pas Pierre-Greg!!! On est peut-être pas toujours très loquace, mais on apprécie ta verve et tes analyses rigoureuses.
Rédigé par Danielle le jeudi 02 février 2012 à 11:03


@ Delaf : Hé bien encore une fois, merci! Je travaille très fort pour rédiger des critiques que je veux les plus honnêtes, constructives et utiles possibles. Je le faisais principalement pour partager mes coups de coeurs (et, parfois, mes coups de gueule!) avec les éventuels lecteurs des albums concernés... mais le fait que les créateurs eux-mêmes lisent mes commentaires était plus de l'ordre de l'abstraction. Bien sûr, je fais généralement attention à ma façon de dire les choses, surtout quand je critique un album québécois dont je suis susceptible de rencontrer les auteurs... car je tiens à conserver ma mâchoire dans son état normal! ;-) Mais, même si je l'espérais sûrement inconsciemment dans mes rêves les plus fous, je ne m'attendais pas à avoir un réel impact sur leurs travaux!! C'et pourquoi je suis des plus honorés, non seulement de votre visite, mais aussi de constater que le sérieux que je porte à mon travail de critique peut être perçu et même pris en compte! Mon blogue n'est pas encore très connu, même après deux ans et demi, et le découragement est facile quand on passe des journées entières devant son écran et que les visiteurs ne sont pas au rendez-vous autant qu'on le voudrait. Mais vous pouvez être assuré que lors de mes périodes de petite déprime («Est-ce que tout ce temps investi en vaut la peine? Ne devrais-je pas tout abandonner? Où vis-je, où vais-je, dans quel état j'erre?»), je relirai vos commentaires des derniers jours! J'ai l'impression qu'ils agiront comme un vrai baume et me rappelleront que tout ça n'aura pas été vain! Merci encore!
Rédigé par PG Luneau le samedi 28 janvier 2012 à 10:05


@ Arsenul : Merci ! D'ailleurs, votre critique du tome 5 nous avait fait bien plaisir. Presque rougir, même ! ;)
@ PG : Vos critiques sont étoffées et très bien construites. Et je ne mens pas quand je vous dis qu'elles nous restent en tête pendant la création. Évidemment, nous ne sommes pas d'accord sur tous les points (par exemple, les gags des p.15, 22, 23 et 24 sont TRÈS drôles ! ;)), mais comme auteurs, je vous assure que c'est très étonnant de voir que quelqu'un ait mis autant d'énergie à articuler son opinion sur notre création. C'est pourquoi j'ai eu envie d'intervenir sur ce blog. Continuez votre beau travail ! ;)
Rédigé par Delaf le vendredi 27 janvier 2012 à 12:00


@ Arsenul : Effectivement, tu fais bien de souligner la splendide générosité de Delaf!! Rares sont les auteurs qui prennent autant de temps pour dialoguer avec leurs fans... surtout quand les fans en question ont le regard critique un peu pointu!! Et merci de ta double visite!!
Rédigé par PG Luneau le vendredi 27 janvier 2012 à 8:00


Que de belles discussions! Chapeau à Delaf qui qui prend le temps de venir commenter ton billet. J'ai tout lu!
Rédigé par Arsenul le jeudi 26 janvier 2012 à 20:03


ayaye! Il y a du traffic icitte! J'Aime ton billet avec tes touches d'humour comme le sang qui bout. De mon côté, j'ai aimé la stupidité de Jenny, j'ai bêtement rigolé. Moi aussi j'aime tous les aspects "éducatifs" traité en arrière trame qui m'aide à défendre cette BD face aux mamans frileuses du string. Bon billet et plus qu'excellente BD. J'ai acheté le permier mini fascicule, je trouvais le marketing génial, un beau coup de pub. Peut-ôn reprocher à une compagnie de vouloir faire de l'argent?
Je n'ai pas encoe lu les commentaires de peur de m'influencer, je reviendrai!
Rédigé par Arsenul le jeudi 26 janvier 2012 à 7:13


Sur la question de l'identité, tu as tout à fait raison ! quand un personnage est bien fait, il est universel, quel que soit le français qu'il emploie - et il peut plaire à tout le monde, partout ! ce snobisme qui consiste à "refranciser" le français de la francophonie, c'est parfois assez agaçant (tu dirais "tannant", je crois ? :D)
Rédigé par anne des ocreries le mercredi 25 janvier 2012 à 15:05


@ Anne des Ocreries : Moi aussi, je l'adore, la Karine-Nouvelle formule!! Souhaitons-lui de profiter de sa nouvelle personnalité pendant au moins un certain temps!! Et pour ce qui est du lexique, je tiens à être clair : ce n'est pas tant une question de compréhension qu'une question d'identité! Ces expressions françaises, je les comprends à peu près toutes, là n'est pas le problème! C'est plutôt le fait que l'on n'y reconnaît plus notre identité québécoise, celle des auteurs... et celle, présumée, des héroïnes! Maintenant, si notre trio chouchou vit à Toulouse, Paris, Bruxelles ou Genève, c'est une autre histoire!! Mais je garde ton offre de «conseillère lexicale» en filière! J'y réfèrerai au besoin! ;-)
Rédigé par PG Luneau le mardi 24 janvier 2012 à 16:23


Haha ! à chacun de sortir son lexique ! des vannes = des blagues. quand il y en a que tu ne comprends pas, je veux bien t'aider à t'y retrouver ! :)
Très belle critique, ma foi, de cet univers que j'attends toujours avec plaisir dans mon Spirou ! Je l'aime bien, moi, la nouvelle Karine. :)
Rédigé par anne des ocreries le lundi 23 janvier 2012 à 2:10


@ Delaf : Merci encore pour ces précisions : grâce à vos éclaircissements, vous enrichissez notre compréhension du «phénomène BD», tant aux États-Unis qu’en Europe… et je suis sous le choc que toute cette discussion se déroule dans ma Lucarne!;-)

Bonne chance dans vos tentatives de redécoupage et de modifications de format. Je conçois assez bien l’ampleur du travail qui vous en incombe : comme vous vous en rappelez peut-être, je suis un grand ami du bédéiste Marsi, aussi suis-je assez au fait des diverses tâches auxquelles vous êtes confrontées! Et pour ce qui est du marché américain, il est vrai que le format classique (couverture rigide de 33 x 24 cm) n’a jamais été sa tasse de thé! Combien s’y sont cassées les dents (de Walter Melon, alias Achille Talon, à Astérix, en passant par le célébrissime Tintin, qui n’a jamais vraiment percé là-bas… peut-être le récent film changera-t-il la donne?!).

Pour ce qui est de la problématique culturelle, vous marchez effectivement sur une corde raide! Je comprends que vous puissiez difficilement jouer avec deux niveaux de langage… Pourtant, c’est un peu ce que vous faites avec l’univers graphique que vous mettez en place, non? En fait, outre le «lycée» que vous avez instauré dans le tome #1 (puis habilement évité depuis), rien ne peut laisser sous-entendre que vos héroïnes soient françaises, ou belges, ou québécoises, ou même danoises ou marocaines (euh… non, pas marocaines, quand même ;-) ). Vous patinez donc un peu dans un genre de culture occidentale apatride! Et la preuve que vous le faites assez habilement en est ces lecteurs qui ne savent même pas que vous êtes Québécois!! C’est donc que vous jouez assez bien la carte «caméléon»!... Mais il reste que, et c’est peut-être mon petit côté pédagogue qui prend ici le dessus, je trouve dommage que ces jeunes ne puissent profiter de votre série pour, justement, prendre contact avec la richesse de nos particularités culturelles : ce serait un médium si approprié! Mais il vous faut faire des choix, et je respecte ça!

D’ailleurs, ce choc linguistique est propre à tous les arts : j’ai été confronté à cette même problématique lors de différents festivals internationaux de théâtre amateur! Les discussions commençaient à propos du côté très pittoresque de notre «parlure» et de notre «accent» (car eux, bien sûr, n’en avaient pas !?!), puis ça bifurquait sur leur grande incapacité à comprendre notre joual – alors qu’on comprend à peu près bien leur argot! Puis venait le débat sur le doublage des films, puis sur l’horrible abus d’anglicismes dans l’Hexagone… Finalement, qu’en penser? Ce que vous soulignez est tout à fait juste : nous sommes beaucoup plus fréquemment confrontés à leur langage (via les films et les chansons, principalement), qu’eux au nôtre. Mais à qui la faute? Pourquoi nos films et notre télé ne sont-ils pas plus diffusés là-bas? Pourquoi insistent-ils tant pour les doubler, plutôt que de faire l’effort de se «faire l’oreille»?

Par contre, j’ai l’impression que le vent tourne un peu. De notre côté, depuis une bonne dizaine d’années, la culture française est en décroissance perpétuelle : les films français trouvent de moins en moins de place, entre les blocks buster américains et nos productions locales de plus en plus nombreuses. Et sur le plan lyrique, avouez que les «nouvelles» chansons françaises se font plus que rares. Les «nouvelles» vedettes européennes à être venues tenter leur chance ici au cours des dix dernières années se comptent sur les doigts d’une main, non? Carla Bruni, Stromae, Katerine, Helmut Fritz… qui d’autres?? Du côté du Vieux Continent, avec notre littérature, nos BD, nos chanteurs et chanteuses qui s’imposent de plus en plus, les jeunes Français, Suisses ou Belges devraient être de plus en plus en contact avec notre façon de parler. Et ces changements se radicaliseront très certainement encore plus avec la montée fulgurante d’Internet et de YouTube!! J’aime à le croire, du moins.

Mais trêve de palabres! Merci encore de votre visite et poursuivez votre travail avec toute la rigueur qui vous est propre. Si j’ai pu contribuer d’une quelconque façon, via mes commentaires, à ce que votre travail soit encore plus international sans trop perdre de sa «québécité», vous m’en voyez fort aise… bien que j’ai l’impression que vous ne m’ayez dit ça que pour me faire plaisir… mais ça fait quand même un petit velours!!

À bientôt! Et comme vous connaissez maintenant mon «adresse-retour» ;-) , n’hésitez pas à revenir faire un tour!! Vous serez toujours les bienvenues, vous, votre dame… et vos trois nombriliques de filles!!
Rédigé par PG Luneau le dimanche 22 janvier 2012 à 15:36


Merci pour ces gentils commentaires sur notre travail, PG ! :)

Concernant le redécoupage format manga, nous ne savons pas encore si nous récidiverons pour le tome 6. Nous savons par contre que tous les petits albums mis en place se sont écoulés et que nous avons eu pas mal de bons commentaires sur ce format. Mais on se laisse le temps de pousser la réflexion plus loin avant de poursuivre dans cette voie. Ça ne se voit peut-être pas, mais c'est quand même énormément de boulot en plus ! Ceci dit, un redécoupage du tome 1 en un seul gros volume pourrait être envisageable afin d'essayer de percer le marché américain. Il existe une traduction anglaise des Nombrils (The Bellybuttons), mais le tirage est anecdotique. Notre constat, pour l'instant, est que les lecteurs américains sont un peu déboussolés devant le format franco-belge. Il suffit de faire un tour dans une grande librairie aux É-U pour s'en rendre compte. C'est clairement le roman graphique qui a la cote. Mais encore là, nous n'en sommes qu'au stade de la réflexion…

Pour revenir aux expressions françaises/québécoises, je comprend bien votre point de vue. C'est vrai que Rabagliati, Jimmy Beaulieu, Loisel/Tripp rencontrent le succès en Europe avec un langage bien de chez nous. Sauf que le propos de ces auteurs est directement lié au Québec, ce qui n'est pas le cas de notre série. Et puis, comme vous le dites, leurs albums s'adressent à un lectorat adulte. Aussi, ils ne font pas du gag. Comme je le disais, le gag a une mécanique souvent bien fragile et il suffit de presque rien pour l'enrayer. Je pense qu'il faut soit jouer à fond la carte du parler québécois, soit pas du tout. Y aller à moitié ne serait que troublant, dérangeant. La plupart de nos lecteurs n'ont aucune idée du fait que nous sommes Québécois. Même qu'une très grande partie n'ont jamais entendu de leur vie l'accent québécois. Ce qui n'est pas le cas chez nous. Sauf exception, tous les jeunes québécois ont déjà entendu s'exprimer un Belge, un Suisse ou un Français de France. Que ce soit par la télé, le cinéma ou la BD. Notre oreille est préparée à ça. C'est familier. L'inverse n'est pas vrai. Ainsi, le "de" d'"adresse de retour" fera lever le sourcil de 9 lecteurs sur 10. Ces lecteurs n'auront pas le réflexe de se dire «tiens, ce doit être une tournure québécoise», ils ne comprendront tout simplement pas ce que ce "de" fait là. Ce sera même probablement perçu comme une erreur. Et, quand on fait du gag, c'est ce qu'on veut à tout prix éviter. On travaille tellement fort sur la fluidité d'une page, qu'on ne va surtout pas faire exprès de faire décrocher 9 lecteurs sur 10 pour un caprice de langue. Et puis, je suis convaincu qu'il y a une grande part de subjectivité dans ce qui est acceptable pour un lecteur et ce qui ne l'est pas pour un autre. Par exemple, moi-même je dis «adresse-retour» et pas «adresse de retour». Comme quoi on ne pourra jamais faire plaisir à tout le monde ! :P

Quoi qu'il en soit, cette question nous accompagne à chaque page de chaque album. Pour chaque bulle, on doit réfléchir, évaluer le pour et le contre, faire des compromis. Je ne dis pas qu'on ne fait pas d'erreur ou que nos décisions sont toujours les meilleures, mais en tout cas, elles sont pesées à chaque fois. Vous aviez déjà mentionné ce point lors de votre critique du tome 4. Je l'avoue, cette critique nous est restée en tête pendant que nous écrivions le 5. Vous avez donc un peu influencé certaines tournures sans le savoir ! ;)

On fera donc gaffe dans le prochain. Euh… On fera "attention", désolé ! ;)

Amitiés,
Delaf
Rédigé par Delaf le dimanche 22 janvier 2012 à 12:44


@ Delaf : Wow! Permettez-moi tout d’abord de vous remercier, monsieur Delafontaine, d’avoir pris la peine de venir mettre votre grain de sel dans cette web-discussion qui vous concerne au plus haut point!! Je suis vraiment honoré de votre présence dans ma Lucarne… Avoir su, j’aurais fait un peu de rangement et préparé des amuse-gueules! ;-)

Vos explications sont très intéressantes. Ainsi, ce n’est plus seulement les gars qui se passionnent pour leurs mangas au point de ne plus jamais vouloir en décrocher pour lire d’autres choses?! Les filles aussi!? Et la masse de ces jeunes filles qui ne s’intéressent qu’exclusivement aux shôjo (ces mangas dits «pour filles») est suffisamment considérable pour qu’on la considère comme un lectorat à part!?? C’est vraiment fascinant! Jamais je n’aurais pu imaginer cela, Québécois que je suis! C’est clair que ce n’est pas encore si marqué chez-nous! En tant qu’enseignant au primaire, je sais que mes jeunes élèves de sexe féminin aiment généralement plus lire, surtout des romans. Grâce à l’essor faramineux de la production franco-belge visant cette clientèle (je pense à Ernest & Rébecca, au Journal de Carmilla, à Studio danse, aux Sisters, à Witch, à Tamara, à Malika Secouss, à Nanami, à Maïa, à Marzi, à la Rose écarlate, au Royaume, à Zélie et cie… et bien évidemment, aux Nombrils!!), toutes séries plus ou moins «girly», mes jeunes filles commencent à se tourner un peu plus vers la BD… Mais ce que vous m’apprenez ici, au sujet de l’absence de passerelle entre le manga et le franco-belge, me scie les jambes! En espérant que votre expérience de «courtisanerie» aura porté ses fruits.

Pour ce qui est des expressions franco-françaises utilisées parfois dans vos albums, j’avoue que j’apprécie l’effort que vous faites pour les éviter. L’exemple «lycée/école» en est un bon. Je peux comprendre que, par soucis d’efficacité, vous ne vouliez pas immerger vos très nombreux lecteurs européens dans un bain de joual qui les écarterait de la bonne compréhension du gag. C’est vrai, même un québécisme mal placé peut distraire une lectrice (au même titre que ces expressions trop françaises me font tiquer!!). Pourtant, j’apporterais un bémol : si on parvient à comprendre, lire et apprécier des séries d’humour européennes, nonobstant les centaines d’expressions qu’elles contiennent, pourquoi l’inverse ne serait-il pas possible?? Surtout dans les cas comme celui que j’ai relevé : l’utilisation du terme «adresse de retour» plutôt qu’«adresse-retour» aurait-il vraiment distrait ces jeunes lectrices au point de leur faire rater le sens du gag? Bien évidemment pas! De plus, il me semble que le fait de jouer (au moins un peu!) la carte exotique de l’identité québécoise, en glissant ici et là quelques québécismes faciles à comprendre par le contexte, ajouterait un plus qui saurait plaire, non? La popularité croissante des albums de Rabagliati en Europe en est un peu la démonstration… mais j’avoue que le lectorat adulte est peut-être mieux outillé pour pallier à l’éventuelle perte de sens que ces expressions pourraient engendrer, j’en conviens!...

Toujours est-il que je vous félicite néanmoins pour les efforts que vous faites afin de contourner ces difficultés dues au «choc des cultures», et que je vous encourage à poursuivre votre fantastique travail car, quoi que mes «chipotages» puissent le laisser croire, vous aurez bien évidemment compris que je suis un de vos grands fans. Mes salutations les plus respectueuses à madame Dubuc, et encore félicitations à vous deux!! Au plaisir de vous revoir, à un futur Salon du livre, qui sait?!
Rédigé par PG Luneau le dimanche 22 janvier 2012 à 9:49


@ Allie : Pour ce qui est des expressions françaises, on essaie autant que possible des les éviter. Par exemple, dans le tome 1, on écrivait "lycée" pour parler de l'école secondaire. Car dire "école secondaire" sonne un peu bizarre pour un européen et "polyvalente", on n'y pense même pas ! Maintenant, on contourne le problème et on écrit tout simplement "l'école".
Mais je comprends cette frustration, ce désir que les auteurs assument leur identité québécoise. Mais la chose à savoir, c'est que 90 % de nos lecteurs sont européens. Bien sûr, on pourrait s'en foutre et se dire que c'est pas grave, on va faire parler les personnages comme on parle nous. Jouer sur la carte le l'exotisme, en quelque sorte (d'autres auteurs le font, pourquoi pas nous ?). Sauf que pour la majorité des lecteurs, ces expressions de chez nous les feront sortir de leur lecture. Et comme on fait de l'humour, il ne faut pas grand chose pour que le gag tombe à plat. Le simple fait de se demander «tiens, qu'est-ce que ça veut dire tel truc ?» et hop ! on est distrait dans sa lecture et tout à coup ça devient moins drôle. Bon, je peux comprendre que ça fasse aussi décrocher un Québécois de "buter" sur une expression plus française... Le "français international" est un exercice super difficile. Mais bon, je pense qu'avec le temps, on s'améliore et qu'il y en aura encore moins dans le sixième tome ! ;)
@ PG : Ce fameux «public visé», ce sont les jeunes filles (et parfois jeunes garçons) qui ne vont lire que du manga. Je pense que c'est surtout vrai en Europe, mais le clivage est de plus en plus grand entre les lecteurs de manga et de franco-belge. Il n'y souvent pas de passerelles d'un genre à l'autre. L'idée du redécoupage, c'était un peu ça : aller chercher des lectrices qui normalement n'auraient même pas envisagé d'ouvrir un album des Nombrils au format standard. Mais bon, je peux comprendre ta réaction. En tout cas, je peux t'assurer que le but n'était pas de faire un bête coup d'argent (d'ailleurs, l'opération s'est faite en tirage limité, donc relativement peu d'albums ont été imprimés) . On voulait tester un marché. Reste maintenant à en tirer des conclusions.
Au plaisir !
Delaf
Rédigé par Delaf le samedi 21 janvier 2012 à 14:03


Je vois que nos idées se rejoignent :)
Rédigé par Allie le samedi 21 janvier 2012 à 9:30


@ Allie : Tu fais bien de souligner le fait que, sous des allures de superficialité, cette série pousse beaucoup plus loin!! Non seulement elle décrit, par le sarcasme et l'ironie, la dite superficialité, mais elle aborde aussi, sans détour, des thèmes plus profonds (comme la pauvreté, la trahison, l'exclusion sociale...) et des sentiments véritables (le rejet, la culpabilité...)! Delaf et Dubuc sont réellement des idéateurs de première!
Et pour ce qui est des expressions françaises, je te rejoins tellement! Seulement, j'en ai parlé tant de fois sur ce blogue que je préfère ne plus trop renchérir, question d'éviter de passer pour un enragé... Mais je suis si d'accord avec toi!!!
Rédigé par PG Luneau le vendredi 20 janvier 2012 à 15:59


Ahhh! Je suis contente de lire ton avis, qui rejoint assez le mien! Je le trouve excellent cet album et je pense pour vrai, que c'est mon préféré! C'est une bonne série, même si, pour le non initié, elle peut paraître vraiment superficielle. Je trouve que les gags vont beaucoup plus loin que ce qu'il n'en paraît au départ et que les auteurs savent mener leurs personnages pour nous offrir quelque chose de nouveau chaque fois. Ce que je regrette, ce sont ces maudites expressions françaises! Pourquoi ne peut-on pas rester nous-mêmes dans ce que l'on fait en tant que québécois? Il faut toujours "s'adapter" au public français... ça, ça m'énerve!
Rédigé par Allie le vendredi 20 janvier 2012 à 8:01


@ Jérôme : Le commentaire de Delaf m'étonne. Je me demande qui est ce «public-visé» qui ne va pas vers les albums cartonnés réguliers? Les jeunes qui n'ont pas les moyens de se les payer peut-être?... Mais auront-ils plus les moyens d'acheter les trois tiers de l'albums?? Le coût cumulatif des trois mini-albums doit bien approcher celui de l'album format régulier, qui est bien plus durable! Enfin...
Rédigé par PG Luneau le jeudi 19 janvier 2012 à 17:32


évidemment, je voulais parler du tome 6 !
je remets le lien (il en manquait un morceau) : http://litterature-a-blog.blogspot.com/2011/09/les-nombrils-tome-5-1ere-partie-noir.html
Rédigé par jérome le jeudi 19 janvier 2012 à 17:22


@ Jérôme : C'est vrai qu'on se doit de souligner le fait que c'est une série qui non seulement reçoit un succès tant critique que populaire, mais qui parvient toujours, jusqu'à présent, à garder ses qualités, de tome en tome!! On se souhaite que ça continue, évidemment!!
Je me souviens très bien de ton coup de gueule sur les mini-tomes, et j'aimerais beaucoup y lire le commentaire de Delaf... malheureusement, ton lien semble incorrect!!?? J'essayerai de le retrouver dans tes archives. ;-)
(P.S.: Et j'imagine que tu veux parler du tome 6??? À moins que celui-ci soit déjà prêt et qu'un tome #7 soit déjà en préparation... mais je suis plutôt sceptique!)
Rédigé par PG Luneau le jeudi 19 janvier 2012 à 17:14


Il faut reconnaître que le niveau ne baisse pas au fil des tomes, ce qui devient assez rare pour être souligné. Une série au succès incroyable mais amplement mérité, rien à dire là-dessus.
Concernant la prépublication de cet album au format poche pour laquelle j'avais passé un petit coup de gueule (même si je m'étais évidemment empressé de l'acheter, je ne suis pas à une contradiction près !) Delaf est passé sur mon blog et m'a laissé un gentil commentaire. En plus, il annonce la date de sortie du tome 7 !.
ça se passe ici (dans les commentaires bien sûr) : http://litterature-a-blog.blogspot.com/2011/09/les-nombrils-tome-5-1ere-partie-noir.
Rédigé par jerome le jeudi 19 janvier 2012 à 16:17


@ Yanneck : les tomes #4 et 5 sont, avec le #3, les meilleurs : les personnages y sont en évolution, ce qui est étonnamment assez rare pour une série d'humour! C'est d'ailleurs ce qui donne plus de piquant à cette série!! Bonne découverte!
Rédigé par PG Luneau le jeudi 19 janvier 2012 à 16:15


J4ai lu le tome 3, c'est sympathique. Je vais essayer de lire le reste.
Rédigé par Yaneck le jeudi 19 janvier 2012 à 1:49


@ Kikine : Si tu n'as lu que le début, tu n'as encore rien lu!! Et si tu aimes les mystères troublants et un peu tordus à la «Beautés désespérées», tu seras plus que comblée!!! Moi, en tout cas, je l'ai été!!
Rédigé par PG Luneau le mercredi 18 janvier 2012 à 22:08


Ahhhh qu'il me tarde d'aller acheter ce tome pour lire la fin ... J'ai commencé à la lire à l'aéroport au début de mes vacances mais chargée comme j'étais, je ne l'ai pas acheté sur place et je n'ai guère eu le temps depuis mon retour mais ça ne saurait trop tarder. Ce que j'ai lu m'a énormément plu, comme tu peux l'imaginer !
Rédigé par kikine le mercredi 18 janvier 2012 à 18:14




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