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#01 - Hunter X Hunter
#01 - HUNTER X HUNTER
Scénariste(s) : Yoshihiro TOGASHI
Dessinateur(s) : Yoshihiro TOGASHI
Éditions : Kana
Collection : Shonen Kana
Série : Hunter X Hunter
Année : 1998     Nb. pages : 192
Style(s) narratif(s) : Récit à suivre (Manga)
Genre(s) : Fantastique humoristique
Appréciation : 4 / 6
Ah! L'appel de l'aventure!!...
Écrit le jeudi 09 janvier 2014 par PG Luneau

Aaah! L’inconnu! Le vrai! Celui qui entraîne en son cours le danger, le mystère et l’aventure! Les territoires inexplorés, les créatures étranges, les espèces rares ou mortellement dangereuses… Les trésors archéologiques enfouis sous terre, sous la mer ou très loin, dans des endroits quasi-inaccessibles… Sans compter les démons et autres créatures mutantes qui sillonnent parfois notre monde!! Pour certains, cet inconnu revêt un halo irrésistiblement envoûtant, qui les appelle irrémédiablement. Et pour ceux-là, il existe une profession toute trouvée : devenir HUNTER!

Ces chasseurs de mystères téméraires, tels d’intrépides Indiana Jones, font partie de l’élite! Mais ne devient pas hunter qui veut!! À chaque année, la moyenne de postulants qui parviennent à traverser les impitoyables épreuves de sélection est d’environ un seul sur 10 000!! Vous imaginez le degré de difficulté des épreuves!?! Ce n’est pas pour rien que plusieurs en meurent!!

Mais le jeune Gon est formel : rien ne pourra l’empêcher de devenir hunter, comme son père… Ce père qu’il n’a jamais connu et dont on ne lui a jamais parlé, sinon pour lui dire qu’il était mort!! Mais le hasard (ou le destin… mais n’est-ce pas la même chose?!) a voulu qu’il croise un jour un apprenti-hunter ayant connu son géniteur… un des plus grands hunters de tous les temps! Il n’en fallait pas plus pour aiguillonner Gon et le lancer dans la quête de sa vie, au grand dam de ceux qui l’ont élevé : devenir hunter afin de retrouver son père!!

Quoi de plus classique qu’une quête initiatique doublée d’une recherche de ses racines, surtout pour un shonen, ces mangas pour jeunes adolescents?!! Et bien, ici, on est dans le shonen de gros calibre, un de ceux auxquels tout le Japon, ou même toute la planète, carbure!! Trente-deux tomes sont déjà parus, tous traduits en français, et je ne vous dit pas le nombre de traductions ou de tomes vendus, au total, depuis la parution de ce premier tome, en 1998 : mon ordinateur surchauffe juste à y penser!! J’aimerais seulement vous dire qu’à la lecture de ce premier bouquin, je peux comprendre l’engouement généralisé pour cette série.

Un héros sympathique et attachant, une quête touchante, des acolytes solides et amusants, un univers un peu étrange (difficile à cerner, en fait, car s’il ressemble beaucoup au nôtre, on y retrouve aussi un petit soupçon de futurisme et un autre de fantastique!), des rivaux méchants à souhait, des épreuves, de l’humour, des mystères… et beaucoup, beaucoup, beaucoup d’action! Tous les gamins de douze ans et plus en raffolent déjà… pourquoi le vôtre résisterait-il??!

 

Plus grandes forces de cette BD :

 

  • l’amusante photographie de l’auteur, derrière un masque de lapin en fourrure rose! Ça donne déjà un ton un peu déjanté à son œuvre!

 

  • le prologue, qui exprime bien ce qu’est un hunter. Dès les premières pages du premier chapitre, on comprend qui sont ces débusqueurs d’étrange, d’inconnu, d’aventure, carburant à l’adrénaline. Mon allusion à Indiana Jones, plus haut, était parfaitement à propos!!

 

  • l’étrange présence de technologie (comme la borne informatisée servant à l’inscription électronique à l’examen d’entrée, p.17) dans un univers qui paraît pourtant simple et dépouillé, parce que rural et campagnard.

 

  • le schéma plus que classique du récit. Dès maintenant, je le sais que le jeune aventurier vivra sa quête en compagnie des trois alliés (chouettes mais caractériels!) qu’il s’est déjà faits au cours de ce premier tome, qu’ils deviendront super soudés et complémentaires, qu’ils seront admis comme hunters et qu’ils retrouveront le père du héros! Mais la chimie fonctionne!

 

  • quelques jolies vignettes qui valent le détour, comme celles de la tempête en bateau, aux p.40 et 41, ou celle du bas de la p.61, au décor plus étoffé!

 

  • la solidité des personnages centraux. Gon dégage une bonté et une fidélité qui touchent le cœur. Alliées à ses dons innés (probablement reçus de son père?!), ça fait de lui le parfait héros, adorable et attachant… mais mon favori reste Léolio qui, avec son petit côté ronchon et son apparente insensibilité, cache un secret que seul(e) le (la?) perspicace Kurapika parvient à déceler. J’adore ce type de faire-valoir (comme Kawachi dans Yakitate Ja-Pan, un pain c’est tout!.

 

  • la bonne maîtrise des codes propres aux mangas : yeux exorbités, lignes de mouvement «en soleil», grosses gouttes de sueur, tout y passe!

 

  • un scénario bien construit, qui appelle une longue série de tomes à venir. Gon n’en est qu’aux balbutiements de la première épreuve qui fera de lui un hunter!... Il est loin d’avoir accès au titre, puis de se voir confier diverses missions… ou de faire la découverte de son père!

 

Ce qui m’a le plus agacé :

 

  • l’incongruité du nom de la série, et son anglicité!! En anglais, encore en anglais!… Mais c’est presque devenu normal : «C’est tellement plus hot, quand c’est en anglais!!»!!… Bleurk!... ;^P

 

  • la jaquette, assez moche… qui recouvre une couverture qui l’est encore plus : un banal titre écrit en grosses lettres jaunes sur fond noir!! Difficile de faire pire!

 

  • l’absence de titre spécifique… bien que l’inscription du bas de la p.183 semble vouloir nous laisser croire que tout cet album porte le titre du premier chapitre, soit le Jour du départ. Mais ça reste à confirmer.

 

  • un dessin généralement assez moyen, pas encore assez maîtrisé à mon goût… mais plein de promesse! Les bestioles fantastiques sont particulièrement grotesques, notamment le raton-renard de la p.86, ou le corbeau-crieur et le patient-attentif de la p.180. Ils ne me font pas vibrer comme ils le devraient! ;^)

 

  • l’androgynie de Kurapika. Durant plus de la moitié du tome, j’ai cru être en présence d’une fille… pour finalement la voir s’identifier en tant que seul_ survivant_ de son peuple!! Finalement, qu’en est-il?? Gars ou fille?? Connaissant l’étrange intérêt des Japonais pour ce genre d’ambiguïté (j’en ai déjà parlé un peu dans ma dernière critique de Yakitate Ja-Pan, un pain c’est tout!), je ne serais pas étonné qu’on nous révèle, dans deux ou trois tomes, que ce IL est effectivement une ELLE… sans que personne ne s’en soit aperçu (alors que ça me semble assez évident! ;^)

 

  • la violence relative. Jusqu’à la première intervention de Hisoka le magicien, armé  de sa seule cruauté ou de ses cartes mortelles, aux page 120 ou 170, ce manga était parfait pour tous les publics! Mais suite à ces scènes, je suis beaucoup moins chaud à l’idée de laisser mes élèves le lire librement! Ils n’ont que dix ans, et je les trouve encore un peu trop jeunes pour être exposés à la cruauté parfaitement gratuite de ce personnage immonde! La lecture des tomes suivants devrait toutefois m’aider à me faire une idée plus juste.

 

 


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@ Venise : Oui, plusieurs jeunes adorent ces genres de mangas. Ils s'attachent aux personnages, aux univers... mais, surtout, aux combats pif! bang! poum!... Tant que ça tapoche, c'est jugé comme «bon»! La preuve : j'ai demandé plusieurs fois à des jeunes de m'expliquer la raison du combat qui se déroulait dans le manga qu'ils étaient en train de lire... Je n'ai jamais pu avoir de réponse minimalement satisfaisante, autre que : «Ben... pour gagner, pour éliminer le «méchant»...»!!
Autre preuve que l'action prime sur le sens ou la compréhension minimale de ce qui se passe : les jeunes lisent tous ces tomes dans le désordre le plus complet! Il n'y a que le tome #18 à la bibliothèque? Pas de problème!! Ils le liront, pour ensuite prendre le #12, puis le #3, le #9 et finalement, le 21, quand leur ami en aura fini!?! (Par contre, cette pratique trop fréquente amène une piste d'explication au fait que les jeunes ne peuvent comprendre les tenants et aboutissants des gestes des héros!). Pourtant, aucun d'eux ne lirait un roman en commençant par le chapitre #18, puis le #12, le #3, le #9, etc. !?!?
C'est un peu désolant! ;^(
Rédigé par PG Luneau le lundi 13 janvier 2014 à 18:23


En tout cas, il est clair que l'idée dans tout cela est de retirer tout le jus d'une idée d'histoire et de personnages. Finalement, c'est l'équivalent de nos téléromans ! Bien entendu, que je ne suis pas du tout le genre de lectrice à lire les 32 tomes. Donc, l'expérience à faire ou que je ferais est de lire le premier, un au milieu et le dernier. Ainsi, je m'en ferais une idée assez juste. Mais les plus jeunes, ce n'est pas ce qu'ils veulent, ils s'attachent aux personnages, ça devient des amis, une famille, un village. Et les maisons et les auteurs ont compris cette recette.

Le look n'est pas du tout attirant, presque repoussant. Heureusement que tu es là pour nous dire qu'il y a du bon, de l'excellent même. En tout cas, du solide. C'est un phénomène de société, combien de jeunes ne lisent que des mangas, il faut s'y pencher.
Rédigé par Venise le samedi 11 janvier 2014 à 14:08


@ Anne des Ocreries : Non seulement je te comprends tout à fait, mais je suis de ton avis : plus je lis de shonen manga, plus je réalise qu'ils ont tous une super idée de départ, bigrement géniale et stimulante... mais elle est presque toujours étirée à un tel point que ça en devient un peu ridicule tellement c'est redondant! C'est vraiment dommage! Comment dit-on, déjà : Short is beautiful?? ;^)
Rédigé par PG Luneau le jeudi 09 janvier 2014 à 22:16


32 TOMES ! pffffff...ces séries interminables me saoulent ! Allez, jusqu'à 7 je carbure, après je zappe, ça me gave. Sinon....je serais mitigée : un peu envie d'y aller voir, mais en traînant des pieds, sans trop pouvoir dire pourquoi. L'âge ? ou le "manga" qui n'est pas trop mon truc ? chéps.
Rédigé par anne des ocreries le jeudi 09 janvier 2014 à 19:09




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