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#01 - la Peine du serpent
#01 - LA PEINE DU SERPENT
Scénariste(s) : Sylvain RUNBERG
Dessinateur(s) : Boris TALIJANCIC
Éditions : Dupuis
Collection : Empreinte(s)
Série : Hammerfall
Année : 2005     Nb. pages : 56
Style(s) narratif(s) : Récit à suivre (en 4 tomes)
Genre(s) : Historique, Fantastique mythique
Appréciation : 3.5 / 6
Des Vikings que j'aurais aimé trouver beaux...
Écrit le jeudi 04 juin 2015 par PG Luneau

 

Titres lus : #01 - la Peine du serpent

            #02 - les Ombres du Svartalaheim (2006)

            #03 - les Gardiens d'Elivagar (sans collection, 2007, 4/6)

            #04 - Ceux qui savent (sans collection, 2008, 72 p., 4/6)

Dernièrement, je me suis tapé la série télé Vikings, dont on m'avait beaucoup vanté les mérites. Effectivement, sans être aussi somptueux, dans la facture, que le Trône de fer ou Rome, auxquelles on la compare souvent, cette série nous plonge dans l'univers viking avec une rare authenticité... ou, du moins, avec une rare apparence d'authenticité (j'ai lu quelques billets critiquant certains détails, et d'autres dans lesquels la production se défendait bien en affirmant n'avoir jamais voulu faire un documentaire sur le sujet!). Toute cette testostérone nordique m'a donné le goût de lire du récit de Vikings. Mettant de côté le très cher Crépuscule des dieux de Jarry et Djief, je me suis tourné vers une tétralogie que je m'étais procurée il y a quelques années et que j'avais bien hâte de lire : Hammerfall.

Hammerfall... On y côtoie ceux que l'on appelle les Vikings, mais qui s'appellent eux-mêmes les Svears et les Ghötards. Ils croiseront le fer avec les Angles, les Saxons, les Frisons, les Francs... Puisque les auteurs ont décidé d'habiller tous ces barbus bruns ou blonds de capes rouges et de boucliers, on se retrouve avec une flopée de bonshommes plus ou moins identifiables... D'autant plus que le dessinateur, Boris Talijancic, se débrouille peut-être assez bien avec les plans généraux (surtout ceux avec des édifices architecturaux) mais il n'est vraiment pas doué pour les visages! Une fois sur deux, les cheveux de ses personnages sont tellement disproportionnés qu'on jurerait qu'il s'agit de perruques!!? Souvent, leurs yeux sont difformes, asymétriques ou mal disposés... J'ai reconnu les mêmes erreurs que j'avais remarquées chez Pellet, dans le premier tome des Forêts d'Opale, et j'espérais bien qu'au fil des albums, Talijancic allait suivre une évolution aussi fulgurante que celle de Pellet... Que nenni! Ses visages demeurent aussi peu satisfaisants, jusqu'à la toute fin (moins deux pages!! :^(  Bref, j'ai eu bien du mal à apprécier l'aspect graphique de cette tétralogie. Avec autant de personnages qui se déploient sur plusieurs fronts à la fois (le scénario alterne toujours entre trois ou quatre trames narratives en parallèle), il aurait impérativement fallu faire l'effort de nous présenter des faciès et des costumes identifiables en un clin d'œil. Ici, d'une apparition à l'autre, certains personnages ressemblent plus à d'autres personnages qu'à eux-mêmes!! :^O J'ai été très déçu.

Sur le plan du scénario, c'est un peu plus maîtrisé. Allons-y tout de go : l'histoire commence alors que le monastère de Jarrow, au nord de l'Angleterre, subit un horrible saccage et se fait voler une relique inestimable. Classique, me direz-vous... et vous aurez bien raison.

Puis, on s'attachera momentanément au clan de Lars l'exemplaire, un groupe de Svears qui vivait peinard en Scandinavie et qui s'apprêtait à marier l'un d'entre eux... Mais l'histoire (et le scénariste! ;^) en décidera autrement : la noce sera brutalement interrompue par l'attaque d'une troupe de Saxons et de Francs, tous envoyés par Charlemagne pour retrouver la précieuse relique. À leur tête, Björn Jörgensson,un Svear renégat, qui avait été banni de ce même clan quelques années plus tôt!!

S'ensuivra l'expédition punitive au cours de laquelle les membres de la famille de Lars seront enchaînés, vendus comme esclaves, brutalisés, séparés... Björn et les hommes de Charlemagne traverseront des contrées bien étranges pour tenter de rattraper Ulf le blanc, le voleur de relique, le tout sous le regard malicieux d'un gamin aux pouvoirs impressionnants... Charlemagne, quant à lui, devra repartir en guerre afin de mater une rébellion saxonne... avec, comme mystérieux témoin, le jumeau tout aussi intrigant de l'autre gamin!?!

Qui sont donc ces jumeaux  qui savent parler à la glace et aux animaux?? Et ne sont-ils que deux?!? Qui cherche à empoisonner les Géants de la source de l'Elivagar? Et comment parvenir à survivre en territoire alfe, alors que deux factions de ces non-humains, les Skanes et les Fundinns, se mènent une lutte à finir? Les dieux antiques pourront-ils leur donner un coup de pouce, alors que le christianisme s'implante de plus en plus en ces terres?

Malgré son esthétique plutôt ordinaire, ce récit nous réserve plusieurs surprises intéressantes : des traîtrises, des accidents tragiques, des révélations inattendues... Ce qui m'a le plus surpris, c'est l'étonnante présence de fantastique, alors que la série nous est présentée en insistant beaucoup sur l'angle historique, le choc de deux (trois, cinq, douze...) cultures, de deux religions... Tout comme c'était le cas pour le Crépuscule des dieux, le surnaturel côtoie ces Hommes du Nord avec un naturel et une presque banalité désarmante!! Les légendes scandinaves devaient être très fortes pour prodiguer une telle impression!!

Donc, un récit pas mal, desservi par ses dessins. Les mordus s'y risqueront sûrement quand même, et ce ne sera pas plus mal! À partir de 15 ans.

 

Plus grandes forces de cette BD :

 

  • le typogramme du titre. Ces grosses lettres, toutes en bâtonnets, rappellent vraiment les traits que ces Hommes du Nord gravaient dans le bois. Ça fait rustique.

 

  • le lexique qu'on retrouve au début de chacun des tomes. Assez complet (quoi qu'il y manque certains termes, comme Skanes ou Fundinns), il reste une très bonne référence pour nous guider dans la multitude de termes scandinaves en lien avec leur culture, leur organisation, leurs dieux ou pour nous démêler parmi tous les peuples et les personnages historiques cités.

 

  • la subtile apparition du surnaturel, tout au long du récit. Ça commence avec l'intrigant jeune garçon de la forêt qui semble «parler» à la glace pour qu'elle s'entrouvre! Puis la planche finale du premier tome nous laisse pantois! Oui, il y aura des êtres fabuleux, des créatures mythiques (dont des géants... des vrais!! ;^), même si rien ne nous le laissait prévoir, et ça, c'est une belle surprise! Je ne veux pas vendre de punchs, mais parfois, ça frappera fort, et de bien haut!! ;^)

 

  • la construction scénaristique. Les mystères et les suspenses sont bien amenés. L'arrivée de l'ombre, près des corbeaux, dans le bas de la p.50 (1er tome), nous intrigue, de même que l'étrange vieillard qui observe Aix-la-Chapelle depuis une colline à proximité (2e tome, p.5) ou l'intervention d'une improbable salvatrice, en pleine forêt (3e tome, p.37). Le fait que la narration soit développée sur trois et parfois même quatre fronts en même temps, en alternance, ça permet d'échelonner des petits moments de tension ou de suspense tout au long du récit. Ça dynamise le tout et nous garde en alerte.

 

  • les plans d'ensemble. Étonnamment, Talijancic se débrouille très bien avec les architectures. Sa vue en plongée du palais de Charlemagne, à Aix-la-Chapelle (tome #2, p.3 et 24) ou son village en flamme (même tome, p.18) sont assez bien réussis.  

 

  • le mystérieux personnage de Luptus. Quel étrange gamin!! D'abord, il semble doté de certains pouvoirs magiques. Puis, il ressemble à s'y méprendre à l'enfant qui a fait fondre la glace, dans le premier tome. Chose certaine, il a une bien étonnante façon de se faire remarquer par Carloman, le fils (bâtard) de Charlemagne!! La révélation de son identité est véritablement l'un des moments forts de toute la série! ;^)

 

  • les couleurs du tome #3, qui sont beaucoup plus vives. Bien sûr, les verdures des environs de Birka et celles du village que Charlemagne attaque y sont pour beaucoup, mais ce n'est pas tout : les couleurs des eaux y sont souvent plus joyeuses, de même que celles des vêtements des différents personnages... Il était temps que le bleu et le vert égaient cette série aux couleurs si fades et délavées!!

 

  • l'épilogue, qui nous présente les personnages survivants, quatre années après les événements illustrés. Ils se racontent mutuellement ce qu'on a manqué, et l'on constate rapidement qu'il n'y a pas que les Grecs qui étaient doués pour la tragédie!! ;^)

 

  • les illustrations / crayonnés / études de caractères présentés en décoration des pages 57, 71 et 72 du dernier tome. Comment ces visages et ces personnages peuvent-ils être aussi bien réussis alors que, tout du long du récit, ils sont presque toujours bancals??!! Serait-ce que monsieur Talijancic y a utilisé une autre technique?? un autre matériel?? Serait-ce qu'il y a mis plus de temps?? Ou simplement le fait qu'à force de pratiquer, son style s'est raffiné, juste comme son récit était terminé? Je n'en sais rien, mais si l'album avait été entièrement réalisé avec cette belle précision, ça aurait été génial! Quel dommage que ça arrive si tard!!

 

  • une fine idée philosophique qui transcende de la conclusion. Attention, SPOILER!! : j'ai adoré que l'on présente, à la toute fin, le retour de la relique... mais en l'associant à une sorte de malédiction, du genre : oui, oui, on vous la redonne... pour ce que ça vous rapportera, sinon du malheur!! C'est une subtile allusion au pathétique acharnement de certains fanatiques religieux, toute religion confondue!! ;^)

 

  • les illustrations de la quatrième de couverture!! J'ai failli ranger mes albums sans même remarquer qu'elles représentent la même stèle de pierre, mais qui s'effrite au gré des saisons... et de la déchéance des mythes scandinaves!! C'est une fine idée, bravo!

 

Ce qui m'a le plus agacé :

 

  • les illustrations de couverture dessinées par un tiers (Nicolas Fructus, en l'occurrence). Primo, leurs couleurs, peu attirantes, sont fades, comme délavées. Secundo, le style utilisé s'approche presque de l'expressionnisme (surtout sur le tome #1), un courant artistique qui ne m'a jamais vraiment plu (sacrilège!! ;^). Finalement, et j'en ai déjà parlé à quelques reprises, je déteste quand une couverture annonce un genre de dessin... qu'on ne retrouve pas dans l'album qu'il est supposé vendre! Ici, c'est un moindre mal (puisque je n'aime ni l'extérieur, ni l'intérieur), mais je persiste et signe : c'est une forme de fausse représentation!

 

  • les dessins. J'en parle depuis le début. Je n'ajouterai ici que des exemples, tirés principalement du tome #1 pour étayer mes affirmations  (mais j'aurais pu en lister presque autant issus des autres tomes :^(  : le petit bonhomme pas de cou de la p.6-première vignette, le gamin néanderthalien de la p.12-6e, les perruques des p.8-5e ou p.23-5e (tout comme celle de la p.25-8e du 2e tome)... Le faciès du guerrier qui tient la dame, à p.20-6e du 3e tome, n'est vraiment  pas convaincant, pas plus que les yeux du prisonnier, p.30-4e de ce même tome! Sans compter le fait que plusieurs personnages sont très facilement confondants : le combat des p.21 et 22 du premier tome, durant la noce, m'est apparu complètement incompréhensible tellement je n'arrivais plus à savoir qui tuait qui!! À partir du tome #3, il m'est devenu difficile d'identifier tous les leaders de chacune des factions tant celles-ci étaient nombreuses, et leurs chefs, trop ressemblants!! :^(  Puis, je ne peux passer sous silence le filet de la p.13 du tome #2 : même les toiles que lançait Spiderman, dans les vieux dessins animés poches de mon enfance, semblaient plus réalistes que ce filet... et tous ceux qui connaissent ces dessins animés vous le diront : ce n'était pourtant pas difficile à battre!! :^P Finalement, soulignons la perspective très bancale du langskip, ces fameux navires qu'on appelle impunément drakkar par soucis de vulgarisation : venant d'un artiste dont la force est l'architecture, c'est un peu décevant!

 

  • la lenteur du premier tome où, au final, il ne se passe pas grand-chose. Le classique tome d'installation, quoi...

 

  • quelques coquilles. Une visuelle, d'abord : dans le tome #2, en comparant le palais d'Aix de la p.3 à celui de la p.24 (oui, bon, j'avoue : je suis un brin maniaque!! ;^), j'ai remarqué que les fenêtres du mur donnant sur la cour intérieure (coin supérieur gauche de la première vignette), celles surplombées par une demi-tourelle (aux allures d'une chapelle absidiale, si je ne m'abuse?), se multiplient dans la deuxième vignette (coin supérieur droit, cette fois), et que cette même demi-tourelle (ou chapelle absidiale, si c'en est une!! ;^) est maintenant perforée d'une nouvelle fenêtre, elle aussi! Bien sûr, tout cela est de l'ordre du pointilleurisme aigu, et c'est plus amusant qu'autre chose : c'est comme un jeu de Cherche et trouve la différence !! ;^) Passons plutôt à la coquille orthographique, p.56 du tome #2 : le Skane décide de partir à leur «recharche»... Est-ce parce que ce non-humain est supposé parler avec un accent particulier?? ;^)

 


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@ Danielle : Je suis heureux de constater que je ne suis pas le seul à ne pas avoir trouvé les illustrations à la hauteur! On n'a plus qu'à se souhaiter meilleure chance la prochaine fois!! :^(
Rédigé par pgluneau le mardi 16 février 2016 à 15:55


Ben moi aussi j'aurais aimé les aimer! Mais devant les dessins franchement décevants, les jérémiades et les enfantillages du supposé héros et une mise en place interminable... reste plus grand chose à part Luptus pour nous titiller une peu. :(
Rédigé par Danielle le mardi 16 février 2016 à 14:44


@ Eric the Tiger : Merci Eric! Heureux d'avoir pu te permettre d'utiliser ton temps plus judicieusement : à la quantité faramineuse de bons albums qu'il y a à lire, il est toujours bon de recevoir un petit coup de pouce pour nous aider à faire un premier tri!!
Rédigé par pgluneau le dimanche 14 juin 2015 à 11:59


C'est dommage que les dessins ne soient pas à la hauteur du scénario. Cette faiblesse que tu décris m'empêchera de partir à la rencontre de cette série malgré l'attrait évident que dégage à mes yeux une trame dense dans un univers nordique. Merci pour cette sympathique critique. Au plaisir de te relire...
Rédigé par Eric the Tiger le dimanche 14 juin 2015 à 0:52


@ Marie-Josée : Merci, Marie! Mais sache que ta tristesse pourrait facilement disparaître : dispendieuses, les BD??? Tu n'as qu'à les emprunter à un collègue qui en a 4500 en réserve!! ;^) Méconnues, les BD? : Mais reviens visiter ma Lucarne plus souvent!! Tu pourrais en devenir une grand fan, qui sait!! ;^)
Rédigé par pgluneau le jeudi 11 juin 2015 à 23:46


C'est la première fois que je me risque sur ton site et je suis franchement impressionnée par ton texte critique sur la BD, tu y mets beaucoup de temps, d'énergie et de passion. Bravo ! Je ne lis pas beaucoup de BD mais ton site me donne un aperçu sur un monde que je ne connais pas . C'est juste triste que les livres BD soient si dispendieux et méconnus.
Rédigé par MarieJosee dorais le mercredi 10 juin 2015 à 22:31


@ Anne des Ocreries : Tu as tout à fait raison, Anne! Comment se fait-il que ce terme ne me soit pas venu en tête, moi qui aie un personnage de jeu de rôle qui, justement, manipule les runes magiques??!! Je me sens un peu ridicule!! ;^S
Rédigé par pgluneau le samedi 06 juin 2015 à 12:31


Je passe mon tour.
Les petits trucs que les Vikings gravaient dans le bois ou la roche s'appellent des runes, au fait.
Rédigé par anne des ocreries le vendredi 05 juin 2015 à 1:26




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