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#01- le Bracelet de Cohars
#01- LE BRACELET DE COHARS
Scénariste(s) : Christophe ARLESTON
Dessinateur(s) : Philippe PELLET
Éditions : Soleil
Collection : X
Série : Forêts d'Opale
Année : 2000     Nb. pages : 48
Style(s) narratif(s) : Récit à suivre (1/9)
Genre(s) : Heroic fantasy
Appréciation : 5 / 6
Quand ton destin te frappe de plein fouet et que la Lumière divine devient ton Némésis
Écrit le samedi 10 mars 2012 par PG Luneau

Il s’en passe, des choses, ces temps-ci, dans le petit village forestier de Drummor! Lui habituellement si tranquille, voilà qu’il reçoit non seulement la visite d’un Khanu, ces habitants du lointain royaume nordique de Khanerat, qui a fait tout le voyage dans les airs à dos de waphan, mais aussi celle d’un duo de bateleurs hors du commun! Comme jamais personne ne vient dans ce coin reculé de l’Ordan, les villageois sont d’autant plus en liesse. Surtout Darko et son père, le vieux maître verrier Melkior.

 

En effet, c’est ce dernier que le Khanu vient consulter, pour avoir la meilleure paire de lunettes de tout le continent… mais, et ça c’est moins apparent, c’est aussi ce dernier que le barde Urfold et sa ravissante assistante, Sleilo, viennent prévenir de l’éminence d’un danger : les hommes du primat Kruergel sont sur le point d’arriver, et ils feront tout leur possible pour mettre la main sur Darko!!

 

Comment?? Pourquoi?? Qui?? Vingt pages ne sont pas encore passées que le pauvre jeune homme se retrouve dans le cambouis jusqu’au cou!! C’est qu’il ne connaissait rien du glorieux destin qu’une obscure prophétie semble lui réserver, ce cher Darko! De plus, il est complètement déboussolé d’apprendre les liens familiaux qui l’unissent aux deux saltimbanques! Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire de bracelet, de jumeaux, de prophétie?!… Et qui c’est, Cohars, d’abord?? Notre nouvel ami n’a vraiment pas le temps d’assimiler tout ça, car Kruergel, le cruel chef inquisiteur, et ses redoutables exorcistes exterminateurs investissent justement le village sur ces entrefaites!! La fuite sera rapide, mouvementée… et mortelle! Tous ne s’en réchapperont pas, malheureusement! Si Drako a peu de répit pour comprendre ce qui lui arrive, nous avons, nous, lecteurs, la chance de faire des pauses, de relire et, surtout, d’envisager que les tomes suivants sauront répondre plus minutieusement à ces intrigantes questions!

 

Quelle délectable entrée en matière que voilà!! De l’heroic fantasy à l’état brut, intelligente et bien racontée en plus!! Quoi demander de mieux? Quand j’ai décidé de reprendre cette série du début, je ne me rappelais plus que ce tome était si génial! En effet, j’ai déjà lu, il y a une dizaine d’années, les premiers tomes de la Forêt d’Opale, mais j’ai choisi d’arrêter ma lecture et d’en cumuler plusieurs tomes d’avance, préférant comme toujours décliner la série en rafale plutôt que d’attendre inlassablement la sortie d’un prochain tome et de perdre le fil de l’histoire, d’une année (de parution) à l’autre (quand il n’y a qu’un an d’attente entre chaque tome!)!

 

Me voici donc qui replonge… et qui redécouvre la sensationnelle vitalité de ce récit gorgé de rebondissements, d’émotions et de mystères! Si le contexte demeure quand même très classique et qu’il rappelle bien des récits du même genre, celui-ci s’annonce riche et cohérent. Arleston nous dresse un univers qui semble bien équilibré, en tricotant des concepts déjà vus mais en les amalgamant de manière à rendre l’ensemble «plus  original que la somme de ses parties». Il parvient en plus à forger un premier tome qui nous donne la piqûre sans sombrer dans le trop verbeux ou le trop incompréhensible. Ses principaux personnages, bien qu’un peu standard, sont déjà intéressants et attachants. On prend plaisir à détester cette Religion de la Lumière qui impose sauvagement son auréole de Vérité partout où elle passe, autant que possible dans le sang et la souffrance!

 

Bref, si ce tome merveilleusement bien équilibré n’obtient pas un 5,5, c’est simplement à cause des maladresses graphiques de monsieur Pellet, qui est encore loin de maîtriser ses traits et qui surcharge maladroitement ses planches! Ce dessinateur a encore de la difficulté à rendre ses personnages avec le réalisme qu’il souhaite, l’esthétisme général s’en ressentant considérablement.  Mais je sais maintenant que la suite nous réserve de bien belles surprises sur le plan graphique, donc ça vaut la peine de plonger et d’excuser ces imprécisions de débutant!!

 

La Forêt d’Opale, une série des plus recommandables, dès douze ou treize ans, pour tous les amateurs du genre… et même pour ceux qui sont généralement plus ou moins attirés par ces quêtes fantastiques : celle-ci est si efficace qu’elle risque de les faire changer d’idée!

 

Voir aussi la critique de Yaneck.

 

 

Plus grandes forces de cette BD :

 

  • la carte des pages de garde. Avec ses royaumes et leurs villes qui ont toutes un lien orthographique, elle illustre un monde qui fait très concept et très fouillé! Ainsi, toutes les villes de l’Ordan ont un nom qui se termine par les lettres OR (et le plus souvent DOR), celles du Nispeth se terminent toutes par ETH, celles d’Yrkhone sont précédées par le mot Kho, celles de l’Empire Mardoze se terminent par OZE (sauf Quotze!? Une erreur?), celles d’Hantra se terminent par les lettres ANTRE et celles du Khanerat, au nord, se terminent par la syllabe KHAN. Voilà qui aide les géographes (et les lecteurs qui débutent cette série!) à se retrouver!!

 

  • la richesse de l’univers créé. J’adore plusieurs des idées proposées : un continent complet de forêts (déjà, c’est assez pour me faire craquer!), un clergé d’une cruauté sans borne et gangrené par l’ambition (ah! la religion!), une faune bigarrée aux créatures fabuleuses… On voit qu’Arleston y a mis beaucoup de temps, et que son imagination ne chôme pas trop souvent, surtout quand on sait qu’il a plein d’autres séries, dont Lanfeust et ses innombrables séries dérivées du monde de Troy!…

 

  • l’originalité graphique de la majorité des créatures. Non seulement les bestioles et races sont déjà très nombreuses, mais leur apparence physique est très diversifiée, tout en gardant un certain réalisme! On n’a qu’à regarder le waphan de la p.3, les Murgs (p.10), la monture de Darko (p.21), le Ghörg, bien sûr (sur la couverture), ou même le Skrill des frondaisons (p.38) pour s’en convaincre. J’adore aussi la représentation des Titans, dans la légende (à la p.15). Ces créatures divines ont un look d’enfer : elles semblent se terrer sous une imposante chape sacerdotale qui leur donne un chouette air de hanneton!!

 

  • toute la mise en place de l’intrigue! J’adore comment Darko, le jeune héros, apprend que son destin dépend une ancienne prophétie! Ça nous plonge tout de suite dans le suspense, dans le mystère et dans l’action! Un récit qui part sur les chapeaux de roues, on adore ça!!

 

  • le personnage de Ghörg. Qu’est-ce qu’il est cool, celui-là! Surtout que sa première apparition est assez impressionnante!! J’adore son caractère quasi jovial, indétectable derrière sa terrible monstruosité et sa plus que redoutable bestialité au combat! C’est de l’entendre dire qu’il était en train de jouer aux dominos avec sa famille!!? Délirant!! Peut-on rêver de meilleur protecteur? Quel dommage qu’il ne puisse apparaître plus souvent!

 

  • l’humour, parsemé ici et là. Il est juste assez présent pour relever le goût de certaines scènes (notamment celle de la captivité chez les Furloings mangeurs de chair humaine), mais sans tomber dans le délire parfois presque burlesque d’une série comme Lanfeust de Troy ou, pire encore, Trolls de Troy!

 

 

Ce qui m’a le plus agacé :

 

  • le dessin, assez pauvre, finalement! Tout au long de l’album, et dès la couverture, j’ai été un peu déçu par leur manque de netteté. Les traits, d’une finesse étonnante, forment des ensembles d’une générosité indéniable, mais beaucoup trop chargés, que la coloration n’arrive pas à rendre digeste pour l’œil. Ça donne un fouillis assez difficile à décortiquer. Les proportions sont aussi un peu à l’avenant (voir p.36, première vignette). Heureusement, le style du dessinateur s’est, depuis, grandement amélioré! La couverture a d’ailleurs été entièrement redessinée pour les actuelles rééditions, avec un tracé, des proportions et des couleurs beaucoup plus maîtrisés!

 

  • une petite erreur géographique : on nous dit que Drummor, le village d’où part toute cette aventure, se trouve au nord du royaume d’Ordan, alors qu’il est indéniablement à l’ouest : la carte de la page de garde nous l’indique clairement!!

 

  • le fonctionnement de l’épée de feu, dans le haut de la p.12. J’ai eu beau lire et relire le premier strip de cette page, j’ai été incapable de comprendre ce qui s’y passe exactement entre les vignettes 2 et 3. L’épée a agit seule? À distance? Ou c’est le barbu qui l’a opérée? C’est tout à fait confus, et c’est la preuve que la mise en page n’était pas adéquate! C’est dommage qu’il faille attendre à la p.25 pour enfin comprendre ce qui s’est passé treize pages plus tôt!

 


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@ Arsenul : Vas-y de confiance : d'après ce que j'en ai lu sur le Net, il paraît que la suite est aussi bonne. D'ailleurs, je serai fixé (et vous, par le fait même!) assez vite puisque j'enfilerai la série dans les prochaines semaines!!
Rédigé par PG Luneau le vendredi 16 mars 2012 à 23:14


Vois-tu avec tout ce qu'Arleston peut sortir je m'y perds un peu et ce n'est pas tout bon. C'est bien d'avoir ton opinion avant de lancer dans le vide. Moi j'ai adoré Lanfeust, même que je trouvais ça long entre la sortie de chaque tome. Donc ça, j'ai le goût de l'essayer.
Rédigé par Arsenul le vendredi 16 mars 2012 à 21:55


@ Yaneck : En fait, Lanfeust est très bien aussi... mais dans un genre autre, qui s'apparenterait plus à une parodie d'heroic fantasy! Pour de l'HF pure, les Forêts d'Opale sont incontestablement mieux!
Rédigé par PG Luneau le dimanche 11 mars 2012 à 9:20


Oui, j'adore moi aussi. C'est bien meilleur que Lanfeust. Le dosage idéal, à mon sens, pour de l'héroïc fantasy.
Rédigé par Yaneck le samedi 10 mars 2012 à 16:41




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